Pourquoi la Maif investit massivement dans Numa

La Maif devient le premier actionnaire de Numa en y investissant 3 millions d'euros.

L'assureur veut ainsi se rapprocher encore un peu plus de l'écosystème des start-up.

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Pourquoi la Maif investit massivement dans Numa
Pascal Demurger et Marie Vorgan Le Barzic le 30 septembre à Numa Paris.

Tout s'est joué lors d'un déjeuner, le jour de l'assemblée générale de la Maif. "Je ne connaissais ni Numa, ni Marie Vorgan Le Barzic sa directrice", confie Pascal Demurger, le directeur du groupe Maif. Pourtant, "très vite", la Maif est convaincue par le business plan de Numa, tout juste transformé en entreprise, et décide d'investir dans le catalyseur d'innovations né à Paris, et de plus en plus international. Numa était alors en discussions avec plusieurs investisseurs potentiels, des fonds d'investissements, sociétés de capital-risque, grands groupes, mais son choix s'est porté sur la Maif comme "investisseur leader".

Le groupe mutualiste apporte 3 millions d'euros à Numa, qui s'ajoutent au million d'euros levé cet été en equity crowdfunding auprès de 330 investisseurs. Le cabinet de conseil Roland Berger et le groupe Adeo (maison-mère de Leroy Merlin) participent aussi à cette levée de fonds, mais Numa ne souhaite pas communiquer pour le moment sur les montants investis ni sur les parts de chacun.

un lieu où rencontrer des ALLIÉS dans SA TRANSFORMATION DIGITALE

Que vient chercher la Maif chez Numa, "un lieu différent de ceux dans lesquels ont évolue habituellement", comme le dit le DG de l'assureur ? D'abord une interface avec des publics très variés, des start-up aux grands groupes, que les équipes de l'ex association devenue SAS accompagnent de plus en plus dans leur transformation digitale. "Ce peut être une façon d'échanger avec de grandes entreprises confrontées aux mêmes enjeux que nous", imagine Pascal Demurger.

Des exemples de fonctionnement agiles

La Maif compte aussi s'inspirer des méthodes d'innovation de Numa et des start-up qu'il incube, accélère, accompagne. "Numa est elle-même une entreprise agile dont le monde de fonctionnement peut nous éclairer", juge le dirigeant. Numa aidera enfin la Maif à repérer très tôt des pépites dans lesquelles il pourra investir, notamment via son fond "Maif avenir" (doté de 125 millions d'euros). "On se doit de repérer ces start-up très tôt, dès la phase d'amorçage", rappelle Pascal Demurger. Car plus tard, les tickets d'entrée sont trop chers pour la société d'assurance.

Des start-up où investir

Depuis 2014, l'entreprise a placé des billes dans six start-up (dernière en date, Mondepanneur.fr). "On veut ainsi se donner les moyens de mieux appréhender les phénomènes en cours, la révolution digitale et l'essor de l'économie collaborative, deux mouvements qui vont avoir un impact considérable sur les métiers de l'assurance", explique Pascal Demurger.

Pour le directeur du groupe Maif, "être au plus près des start-up, cela permet de comprendre la manière dont se construit le monde de demain et de mieux prendre ce virage. La Maif veut être à la pointe de cette évolution et non en retard". Une stratégie dans laquelle il n'hésite pas à investir des millions d'euros.

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