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Pourquoi Qualcomm mise 150 millions de dollars sur des start-up indiennes

Analyse En investissant 150 millions de dollars dans des start-up indiennes, le géant américain des puces pour mobiles Qualcomm veut conforter sa présence dans un pays pressenti comme le futur Eldorado des smartphones. Il espère aussi amadouer New Delhi et éviter une action contre ses pratiques concurrentielles.
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Pourquoi Qualcomm mise 150 millions de dollars sur des start-up indiennes
Pourquoi Qualcomm mise 150 millions de dollars sur des start-up indiennes © Ken Banks - Flickr - Creative commons
Qualcomm s’engage davantage en faveur de l’écosystème d’innovation en Inde. Le géant américain des puces pour mobiles a profité de la visite du Premier ministre indien Narenda Modi, à San José (Californie), le 26 septembre 2015, pour annoncer son intention d’investir 150 millions de dollars dans des start-up indiennes.
 
 
L'Inde, deuxième marché mondial des smartphones en 2017
Le geste n’est pas sans arrières pensées, car le groupe soutient déjà depuis 2008 des start-up indiennes de l’écosystème local des mobiles. Avec ce nouvel investissement, il veut conforter sa présence dans un pays appelé à devenir le plus peuplé au monde et pressenti comme le futur Eldorado des mobiles.
 
C’est important pour prendre le relais de la Chine, où le marché des smartphones, victime de saturation et de ralentissement économique, marque le pas. Selon Strategy Analytics, l’Inde, aujourd’hui, troisième débouché mondial des smartphones, devrait devenir le deuxième en 2017, derrière la Chine mais devant les Etats-Unis. Qualcomm veut tirer profit de ce développement en vendant à la fois ses puces et les licences de ses brevets dans les technologies 3G et 4G.
 
 
La Chine a ouvert la boîte de pandore
L’autre raison de son engagement est plus subtile. Le groupe est dans le collimateur de plusieurs autorités de la concurrence, dont celles de la Corée de Sud, de la Commission européenne et peut-être bientôt des Etats-Unis. Il est suspecté de pratiques anticoncurrentielles et d’abus de position dominante.
 
La Chine a ouvert la boîte de pandore en lui infligeant, en février 2015, une amende de près de 1 milliard de dollars et en l’obligeant à revoir à la baisse ses tarifs de licences dans les technologies 3G et 4G. Qualcomm espère amadouer New Delhi et éviter ainsi de subir le même sort en Inde.
 
Un stratagème bien huilé
Le groupe américain a usé du même stratagème en Chine en s’engageant peu de temps avant la décision des autorités de la concurrence à investir 150 millions de dollars dans l’écosystème chinois des mobiles. Non pour éviter l’amende mais pour la réduire. Mission accomplie puisque la sentence chinoise a été jugée clémente par les analystes.
 
Selon Strategy Analytics, Qualcomm détient 66% du marché mondial des puces pour mobiles, loin devant le numéro deux, le taïwanais MediaTek (15%).

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