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Présidentielle 2017 : Syntec numérique veut une ambition digitale

En décembre, les enfants sages écrivent au Père Noël. Avant une élection présidentielle, les fédérations professionnelles écrivent au futur président de la République pour qu'ils prennent mieux en compte leurs besoins.  Aujourd'hui, c'est le Syntec qui s'inquiète du manque d'ambition numérique des candidats à la présidentielle 2016. Alors, pour ceux qui sont à la recherhche d'idées, le Syntec pousse les siennes. 
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Présidentielle 2017 : Syntec numérique veut une ambition digitale
Le prochain président sera-t-il connecté et conscient des enjeux du numérique ? © D.R.

Le Syntec numérique en est persuadé : la France peut être un leader du numérique, si une ambition politique est définie. Alors, faute d'être vraiment convaincue par les propositions des différents candidats, l'organisation patronale pousse ses propositions dans ce domaine. "Il faut une logique "d'état d'urgence numérique" pour les cinq prochaines années, le tournant étant à prendre dès maintenant pour rester dans la course car il sera trop tard pour le faire en 2022", estime Godefroy de Bentzmann, le président du Syntec Numérique. Sa crainte est que d'autres pays européens dépassent la France, alors que cette dernière a tous les atouts pour devenir leader en Europe sur ce sujet. 

Ces propositions sont rassemblées dans quatre chapitres : le droit du travail, la formation, la santé et l'Europe. Pour chacune de ses thématiques, le Syntec numérique déroule une série de suggestions. Sur les deux premiers points, le syndicat d'employeurs propose d'aller vers la tant recherchée flexibilité à la française. 

 

Un droit du travail plus agile 

Côté droit du travail, le Syntec souhaite davantage d'agilité et demande notamment que les conditions de rupture du contrat de travail échappent au juge et puissent être inscrites dans le contrat pour donner aux entreprises la souplesse dont elles ont besoin. Parallèlement, pour faciliter les transitions professionnelles et rendre la perte d'un emploi moins traumatisant, le Syntec se prononce en faveur d'un compte personnel d'activité connecté et bonifié. Les droits en formation ou au chômage ne seraient plus attachés à un statut mais à la personne et seraient fongibles entre eux (on pourrait, par exemple, transformer des journées d'indemnisation au chômage en jours de formation). Autrement dit, le salarié deviendrait proactif dans la gestion de son employabilité.

 

Parallèlement, le Syntec numérique aimerait que le statut du travailleur indépendant numérique soit revu. Le Syntec souhaiterait qu'il ne puisse pas y avoir de requalification en contrat de travail de la relation entre un indépendant et une plateforme. En contrepartie, "un contrat d'assurances perte d'emploi ou garantie chômage serait rendu obligatoire", les plateformes numériques et les indépendants finançant ces garanties nouvelles. 

 

Le numérique au cœur de la formation professionnelle

Le Syntec numérique souhaite aussi un grand réaménagement des politiques en la matière pour offrir à tout un chacun une formation au numérique. Il propose la création d'un conseil stratégique de la formation qui piloterait en associant les pouvoirs publics et secteur privé. 

 

Côté Santé, si le Syntec s'y intéresse c'est parce qu’elle "s'est imposée comme un des sujets clés de la campagne présidentielle 2017". Le Syntec numérique estime qu'il faut accélérer sa transformation numérique qui offre pourtant d'importantes opportunités pour la santé dans les lieux isolés ou des possibilités d'emplois. Pour montrer l'importance du sujet pour le prochain quinquennat, le Syntec numérique demande qu'une loi de programmation pour les cinq prochaines années soit votée dès le prochain budget. 

 

Jouer un rôle moteur en Europe

Enfin, l'organisation professionnelle souhaiterait que la France joue un rôle moteur pour que le marché unique européen soit enfin une réalité profitable aux start-up qui obtiendraient de cette façon des économies d'échelle au lieu de devoir s'adresser à des marchés fragmentés. Le Syntec numérique considère que la France a un rôle clé à jouer dans ce domaine en étant un fer de lance dans ce domaine, alors qu'elle a eu tendance à freiner la dynamique ces dernières années. 

 

Cela devrait être une des fonctions du Haut-Commissaire à la Transformation Numérique que le Syntec numérique appelle de ses vœux. Toujours à ce chapitre institutionnel, il milite pour la création d'un Grenelle de la formation, qui serait un rendez-vous annuel rassemblant privé et public pour définir la politique de formation, ou la création d'un Institut des Hautes Etudes de la Transformation Numérique qui pourrait former les dirigeants publics aux questions numériques. 

 

Les propositions du Syntec numérique sont consultables ICI

 
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