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Quand le patron d'Alcatel-Lucent rencontre des start-up du Partech Shaker...

Michel Combes, le patron d'Alcatel-Lucent, était de passage au campus d'open innovation pour start-up de Partech à l'occasion du partenariat signé entre l'équipementier télécoms et la structure créée par le fonds d'investissement américain à Paris. Nous l'avons suivi.
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Quand le patron d'Alcatel-Lucent rencontre des start-up du Partech Shaker...
Quand le patron d'Alcatel-Lucent rencontre des start-up du Partech Shaker... © Julien Bonnet

Pour sa visite d'inauguration du partenariat entre Alcatel-Lucent et le campus d'open innovation Partech Shaker ce jeudi 12 mars, le patron de l'équipementier télécoms a fait tomber la cravate. Il regrette cependant de n'avoir pas poussé plus loin cette initiative. "J'aurais du mettre un jean, ou plutôt un pantalon rouge !", plaisante Michel Combes, en référence au look de son hôte du jour, Romain Lavault, représentant de Partech. Le fonds d'investissement américain a ouvert en septembre dernier cette structure qui abrite déjà 23 start-up, dont la moitié sont présentes dans son portefeuille. 

Accompagner le développement après un accélérateur

L'immeuble, qui abritait l'ancienne rédaction du Figaro, est situé dans le "Silicon Sentier" en plein centre de Paris, à deux pas des Halles. Inauguré en décembre par les ministres Emmanuel Macron et Axelle Lemaire, il offre 2200 m2 d'espace aux start-up avec en bonus une terrasse au neuvième étage offrant un magnifique panorama sur la capitale mais aussi des espaces de rencontres avec les grands groupes partenaires : BNP Paribas, France Télévisions, Lagardère Active, Saint-Gobain, Dentsu Aegis Network (agence de communication), Econocom (spécialisé dans la transition numérique des entreprises), Haworth (fabricant de mobilier de bureau), et donc désormais Alcatel-Lucent. 

"Nous sommes un peu le Regus (société de location de bureaux, ndlr) des start-up, résume Romain Lavault, mais en plus de louer de l'espace de travail nous cherchons à mettre en place un écosystème cohérent en jouant sur la complémentarité entre les différents acteurs." En clair, pas d'entreprises concurrentes, chez les start-up comme chez les partenaires. "Après un incubateur ou un accélérateur, les start-up sont souvent lâchées dans la nature, ajoute Romain Lavault, l'idée est également de proposer une structure pour accompagner les projets dans leurs premières levées de fonds." Une réponse également à la problématique des loyers particulièrement élevés dans la la capitale et qui empêcheraient certaines start-up de recruter par manque de place.

Plongée dans le monde des start-up

En préambule, Michel Combes a rappelé que ce partenariat s'inscrivait dans la politique d'open innovation mise en place depuis 2013 et son arrivée à la tête d'un "Alu" au bord du gouffre. Soulignant que le recentrage d'Alcatel-Lucent dans les routeurs s'était appuyé sur la start-up Timetra rachetée en 2003, il a également rappelé son ouverture au monde universitaire et aux acteurs de l'innovation des campus du groupe, en France à Villarceaux (Essonne) et Lannion (Côte-d'Armor) mais aussi dans le monde à Tel-Aviv et Cambridge. "Il faut replacer l'innovation au coeur du réacteur d'Alcatel-Lucent et faire en sorte que nous devenions un champion de la co-innovation, a souligné Michel Combes. Le groupe a sans doute souffert d'être trop centré sur l'interne, il est temps d'ouvrir notre écosystème de manière à pouvoir capter le meilleur de l'interne et de l'externe et de s'enrichir les uns les autres." De son côté, Romain Lavault a souligné l'importance historique d'Alcatel et des Bell Labs, dont certaines innovations majeures comme le transistor, le laser ou encore les langages Unix ou C++ portent aujourd'hui de nombreux projets innovants.

Le patron d'Alcatel-Lucent est ensuite parti à la rencontre de quatre start-up du Partech Shaker : Kantox, qui a construit une plate-forme transparente d'échange de devises pour les pros, Adways, qui propose de l'enrichissement de contenus vidéos et a fait sensation au dernier CES de Las Vegas, Kartable, qui développe une solution de cours numériques pour collégiens, et PriceMatch, qui propose une solution de yield management pour l'optimisation des tarifs des hôteliers. Symbole de son succès, cette dernière commence à se sentir à l'étroit au Shaker. PriceMatch emploie en effet déjà 52 personnes alors que la moyenne est plutôt de dix salariés par entreprise.

Dans un univers "très start-up" -  avec des bureaux où des écrans remplis de lignes de code sont entourés de murs de post-it, statuette de Spiderman, faux lingot d'or et autre chèque géant en carton gagné lors de concours d'innovation - Michel Combes, particulièrement à l'aise, assène de questions les jeunes entrepreneurs. Parmi ses principales interrogations : le parcours des fondateurs, les détails sur la technologie utilisée et sur le modèle économique, le nombre de concurrents identifiés... de quoi permettre au patron d'Alcatel-Lucent de se faire une idée sur le potentiel des projets prometteurs pour, pourquoi pas, un jour, les intégrer à son groupe en pleine mutation...

Julien Bonnet

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