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Quel design pour la voiture autonome ?

La dimension esthétique de la Google car prête souvent à sourire. Et demain, si la voiture n’est plus qu’un moyen de transport sans accident, et non un objet de désir entre des mains humaines, son design aura-t-il encore une importance ? Oui, répondent les développeurs de véhicule sans chauffeur, qui en feront la démonstration au salon ITS à Bordeaux en octobre. 
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Quel design pour la voiture autonome ?
Quel design pour la voiture autonome ? © Google self driving car project

Sur un des parkings qui entourent le Palais des Congrès de Bordeaux (Gironde) début juillet, une demi-douzaine de véhicules autonomes est réunie, pour une journée de tests en vue du Congrès ITS d’octobre. Si certains, comme la Citroën C4 Cactus noire, prototype de l’équipementier allemand Continental, conservent un look classique de véhicule, d’autres, comme le démonstrateur de l’institut Vedecom, se font remarquer avec des capteurs un peu partout. Voire ne ressemblent plus vraiment à des voitures, comme le prototype d’Akka Technologies, Link&Go.

 

Oublier la voiture?

Le véhicule autonome bouleverse en effet l’esthétique et le design de l’automobile D’un côté, l’intégration des capteurs "déborde" de la carrosserie. De l’autre, la baisse attendue du nombre d’accidents remet en question les réglementations de sécurité qui contraignent aujourd’hui le design.

 

Enfin, la philosophie même du véhicule autonome diffère pour certains de celle du monde automobile. "Le design a été très important dès le début du projet Link&Go, se souvient Denis Pacheteau, ingénieur jusqu’en avril chez Akka Research, qui a participé au développement de Link&Go. Si cette voiture est autonome, elle ne doit en rien ressembler à un véhicule classique !"

 

Résultat : l’avant et l’arrière de Link&Go se confondent. Dans l’habitacle, les deux larges portes latérales du véhicule et les fauteuils, qui peuvent se mettre face à face, appellent eux à la convivialité. "Ce véhicule se veut un prolongement des réseaux sociaux, poursuit Denis Pacheteau. Dans une voiture classique, tout est organisé autour du poste de conduite. Le volant est secondaire dans un véhicule autonome".

 

Liberté de design

La plaque W dont disposeront les voitures autonomes lors du Congrès ITS permet de contourner les règles de sécurité actuelles obligatoires à toute voiture, donc d’aller très loin dans le design. Le volant est par exemple optionnel sur Link&Go, mais le prototype est bien entendu totalement sûr en cas de choc.

 

Voitures semi-autonomes, autonomes et véhicules classiques cohabiteront sur les routes pendant un certain temps. Chez Vedecom, le design restera proche de celui des véhicules de série, pour des raisons de sécurité mais aussi pour aider les conducteurs et usagers à se familiariser avec ces "robots-véhicules" et réduire les craintes éventuelles.

 

"L’acceptation sociale sera un des éléments clé du déploiement du véhicule autonome", ajoute Frédéric Mathis, directeur du programme véhicules chez Vedecom. Tous les capteurs ne sont pas aujourd’hui masqués sur le véhicule de démonstration de l’institut, mais l’un des challenges est de tout intégrer à la carrosserie d’ici à octobre. 10 000 visiteurs sont attendus du 05 au 09 octobre à Bordeaux. Un vrai test grandeur nature

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