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Radio numérique terrestre : les industriels se rebiffent

Les fabricants d’électronique grand public critiquent le projet de radio numérique terrestre en France. A l’heure du streaming audio sur Internet et mobiles, ils s’interrogent même sur l’opportunité de cette migration.
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Radio numérique terrestre : les industriels se rebiffent
Radio numérique terrestre : les industriels se rebiffent © Antonia Machayekhi

"La RNT… ce sera sans nous !" Le message des industriels de l’électronique grand public via leur syndicat professionnel, le Simavelec, est sans équivoque. Ils n’en veulent pas. La RNT, c’est la radio numérique terrestre, qui peine à se concrétiser en France, alors que tous les autres médias, de la téléphonie à la télevision, sont déjà passés au numérique. Après avoir été pour, les industriels sont maintenant contre. Du moins telle qu’elle est envisagée aujourd’hui.

En effet, la RNT ne suscite pas l’enthousiasme des éditeurs. Seuls quelques petits éditeurs ont répondu présent à l’appel d’offre du Conseil supérieur de l’audiovisuel. Ni Radio France, ni les grands groupes privés n’ont accepté d’y participer. Elle a été lancée le 20 juin 2014 dans seulement trois villes : Paris, Marseille et Nice. Le Simavelec dénonce l’absence de calendrier et le manque de visibilité, puisque rien n’est prévu après.

Le choix technique

Mais ce qui agace le plus les industriels c’est le choix technique. Après avoir opté pour le standard T-DMB, le gouvernement a ajouté plus tard le standard DAB+. Critiqué d’avoir été le seul en Europe à faire le choix du T-DMB, il pensait bien faire en laissant finalement aux éditeurs et chaines radio la liberté d’utiliser l’un ou l’autre des deux standards. Peine perdue. Car cela pousse les fabricants d’électronique grand public à intégrer les deux technologies dans les terminaux, comme les oblige à le faire la loi dès que la couverture aura atteint 20% de la population. Ce qui se traduirait par un coût estimé par le Simavelec à 10 euros pour le consommateur.

Les industriels vont jusqu’à se demander s’il y a encore de la place pour la RNT à l’heure des radios sur le web, du streaming audio et des mobiles 4G et au moment où le réseau de radio FM se densifie.

Le débat sur la RNT ne fait que continuer. Au grand dam des auditeurs qui ne pourront pas bénéficier de la qualité du numérique, comme dans la télévision.

Ridha Loukil

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