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Révélations sur l’arrière cuisine d’Amazon : le chef n’est pas vraiment sympa

Vu ailleurs Nos confrères de BFM TV ont pu consulter une partie des conditions générales qu’imposent Amazon à certains éditeurs. Pour être numéro 1, le site marchand impose des exigences drastiques et gare aux amendes en cas de non-respect.  
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Révélations sur l’arrière cuisine d’Amazon : le chef n’est pas vraiment sympa
Pour être à l'heure chez ses clients, Amazon impose à ses fournisseurs un strict respect des horaires.. sinon il faut payer © Flickr CC - William Christiansen

Si Amazon devient, selon la formule consacrée, le premier libraire de France, il n’est pas certain que les éditeurs lui disent merci. En effet, les informations publiées par nos confrères de BFM TV révèlent certaines des pratiques commerciales d’Amazon, document à l’appui. 

 

Etre référencé chez Amazon ne ressemble pas à un long fleuve tranquille et signer un contrat c’est tout accepter ou rien n’avoir. En langage diplomatico-juridique, cela donne "les fournisseurs ne respectant pas nos standards opérationnels pourront se voir appliquer des déductions pour les coûts associés à ces non-conformités opérationnelles".

 

Par exemple, les heures de rendez-vous pour les livraisons sont impératives, sinon c’est 500 euros par demi-heure de retard. BFM TV a recueilli le témoignage d’un éditeur qui indique avoir dû payer pour un retard imputable au personnel d’Amazon. Est-ce un cas isolé ou une pratique courante ? Nul ne le sait. En tout cas, BFM TV précise, que, dans sa grande mansuétude, Amazon accorde 120 jours à compter de la date de notification pour contester l’amende exigée.

 

Le PDF à cinq euros 

 

De même, Amazon exige une facture dématérialisée. Sinon c’est 5 euros pour frais de traitement. Et chez Amazon, le format PDF c’est comme le papier.

 

On comprend mieux l’intérêt pour Amazon de développer une offre en auto édition. Selon le cabinet Kurt Salmon, "40 % des revenus produits par la vente d’e-books sur Amazon sont captés par des auteurs auto-édités". Plus besoin de traiter avec des éditeurs qui pourraient toujours contester pendant 120 jours les règles édictées par le géant du commerce électronique, réputé pour l’excellence de sa logistique et sa capacité à travailler à flux aussi tendus que les nerfs de ses fournisseurs. 

 

Pour mémoire, la Commission européenne a annoncé le 11 juin avoir ouvert une enquête sur les pratiques commerciales d’Amazon en matière de livres électroniques. Là c’est l’obligation faite aux éditeurs d’avertir Amazon des conditions commerciales qu’ils proposent à ses concurrents !

 

Fin mai, Amazon avait annoncé avoir revu son organisation afin de payer des impôts sur les sociétés dans les pays où il réalise des bénéfices. A commencer par l’Allemagne. Pas sûr que cela suffise pour faire taire les critiques à l’encontre du numéro un du commerce électronique.

 

Pour lire l'article de BFM TV et l'extrait des conditions de vente publié

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