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Sept grands groupes s’associent au Partech Shaker, le nouvel incubateur parisien

Mi-accélérateur de start-up, mi-pépinière d’entreprise, le Partech Shaker ouvert à Paris est soutenu par sept grands groupes ayant participé à son financement. Ceux-ci pourront s’installer dans ses murs pour nouer des liens plus étroits avec les start-up hébergées.
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Sept grands groupes s’associent au Partech Shaker, le nouvel incubateur parisien
Sept grands groupes s’associent au Partech Shaker, le nouvel incubateur parisien

Le Partech Shaker a profité de l’inauguration de ses locaux par Emmanuel Macron, le ministre de l’Economie, et Axelle Lemaire, la secrétaire d’Etat chargée du Numérique, pour annoncer le nom des sept grands groupes associés. Ces partenaires, qui participent au financement de l’initiative, vont pouvoir implanter des équipes dédiées à l’open innovation au sein même du campus numérique créé par le fonds d’investissement Partech Ventures. Et nouer des liens plus étroits avec les start-up hébergées.

Haworth (fabricant de mobilier de bureau), BNP Paribas, Saint-Gobain, Econocom (spécialisé dans la transition numérique des entreprises), Dentsu Aegis Network (agence de communication), France Télévision et Lagardère Interactive ont rejoint l’initiative de Partech Ventures. Une ou deux autres entreprises pourraient à terme les rejoindre. "Mais pas plus, il faut avoir la place de tous les accueillir, prévient Romain Lavault, associé en charge de Partech Ventures. Et nous ne voulons pas de groupes concurrents."

"C’est la première fois que nous sortons de nos bases pour faire de l’open innovation. C’est-à-dire en ne partant pas de nous mais de ce que les start-up nous proposent", témoigne Fabrice Didier, le directeur marketing du groupe Saint-Gobain. Une dizaine de personnes de l’entreprise viendront s’installer à temps plein dans l’espace dédié aux partenaires au premier étage du Partech Shaker pour étudier ce que les start-up ont à offrir. Un comité de pilotage en interne sera chargé de transformer les idées issues du Shaker en réalité.

Des affaires déjà en cours

Pour Econocom, certains fruits de ses collaborations ont déjà été cueillis. "Nous avons déjà remporté des marchés chez nos clients avec une start-up d’ici", annonce ainsi Bruno Grossi, le directeur exécutif, en référence à un projet commun avec Sigfox, le spécialiste du réseau basse fréquence pour les objets connectés, dont une équipe commerciale s’est installée au Partech Shaker.

Le bâtiment de 2200 m² sur 9 étages et un sous-sol, situé dans les anciens locaux du quotidien Le Figaro au 33, rue du Mail dans le deuxième arrondissement de Paris, accueille aujourd’hui 23 start-up. La moitié d’entre elles ont été financées en capital par Partech.

"A terme, il n’y aura plus que des start-up financées par Partech Ventures", confie Romain Lavault, l’associé en charge du fonds d’amorçage. Pour l’instant, le campus, à la fois accélérateur de start-up et pépinière, est rempli à 65 % de ses capacités. "Mais vu les demandes que je reçois, je pense qu’on sera à 80 % en janvier", estime Marie Raichvarg, la directrice générale de Partech Shaker. Son objectif est d’accueillir une quarantaine de start-up, pour remplir ses locaux à 90 % en se gardant une marge de flexibilité.

Pouvoir suivre la croissance des start-up

Car les start-up hébergées ont vocation à croître rapidement. Telle PriceMatch, une start-up ayant développé une technologie de yield management (gestion du rendement) destinée aux hôteliers. Arrivée à 30 personnes à l’été 2014, elle compte aujourd’hui 38 personnes et continue de grandir. Elle occupe désormais un étage complet du Shaker.

A l’opposé, des jeunes pousses sont moins gourmandes. Comme Sigfox qui occupe un bureau de quatre personnes, le gros de ses troupes se trouvant à Toulouse. Le loyer atteint jusqu’à 480 euros par poste occupé et par mois pour les étages les plus élevés, 392 euros pour les premiers étages, et comprend les charges, les assurances, la connexion internet, le service d’accueil, l’utilisation de salles de réunion et de salles de réception.

Pour le fonds d’investissement, le Partech Shaker ne devrait pas coûter d’argent, grâce à la contribution des grands groupes, mais ne deviendra pas une source de profits non plus. Sa vocation consistera plutôt à engager un cercle vertueux de croissance pour ses participations. En leur permettant de grossir, Partech espère pouvoir faire fructifier ses investissements. Quitte à remettre au pot pour celles relançant des tours de tables.

Avec des capacités financières importantes, Partech étant justement en train de lever un nouveau fonds dédié aux plus gros tickets (supérieur à la dizaine de millions d’euros). Baptisé Partech Growth, il devrait être opérationnel en 2015.

Arnaud Dumas

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