Sophia Antipolis tente d’attirer la création d’entreprise

Aux quatre coins de la planète, des entrepreneurs tentent de reproduire la dynamique qui a fait de la Californie l'eldorado des sociétés de nouvelles technologies. L’Usine Digitale tire pour vous le portrait de 10 villes qui se rêvent en Silicon Valley. Aujourd'hui partons pour Sophia Antipolis, en France.

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Sophia Antipolis tente d’attirer la création d’entreprise

1969. Pablo Picasso, visage sec à la peau éternellement tannée, était là pour l’inauguration de Sophia Antipolis, au milieu de la garrigue, à côté de Nice. Plus de 9 000 personnes vivent aujourd’hui sur les 2 500 hectares de la plus grande technopole de France, spécialisée dans les TIC. Son fondateur, Pierre Laffitte, alors directeur de l’école des Mines, a voulu "délocaliser le Quartier Latin aux champs". Créer une ville de la science et de la sagesse. Près de 45 ans plus tard, où en est-on de ce très ambitieux projet ?

Des géants des TIC sont installés à Sophia Antipolis :

Un dense réseau de grandes entreprises

Golfs, complexes sportifs, écoles internationales… Pour attirer sur leur territoire de jeunes actifs venus du monde entier, les acteurs de la région ne lésinent pas sur les moyens. Les enfants des 52% de cadres que compte le parc peuvent aller à la Mougins Anglo American School, au Collège International de Valbonne ou encore à l’école bilingue Montessori.

Ces efforts ont payé. 1500 entreprises sont aujourd’hui installées à Sophia Antipolis. Elles y ont notamment édifié des centres de recherche & développement, dont certains sont en perte de vitesse. Mais, l’"une des particularités du parc est de compter de nombreuses grandes entreprises, comme Amadeus (plus de mille employés). Le poids important de ces dernières dans la structure générale de l’emploi de haute technologie la différencie de la Silicon Valley, paradis des start-up", souligne le chercheur Alexandre Grondeau, dans son article Technopôle et gouvernance publique : le cas Sophia Antipolis.

La recherche en première ligne

Les prix élevés de l’immobilier et l’engorgement des transports poussent les entrepreneurs à poser leurs valises ailleurs. Les start-up sont souvent créées par des jeunes en fin de cursus universitaire. Or 2 500 étudiants seulement font leurs études supérieures dans le technoparc. A Stanford, dans la Silicon Valley, ils sont 25 000 (même si la France et les Etats-Unis n’ont bien entendu pas la même échelle).

Pour booster l’entreprenariat, une solution : développer encore la recherche. Sophia Antipolis a obtenu 46 millions d’euros pour soutenir cinq de ses laboratoires. Ils ont été récompensés par le label public Labex, pour laboratoire d’excellence. Ces fonds attribués à la R&D sont issus du grand emprunt lancé par l’Etat français sur les marchés financiers en 2010.

Lélia de Matharel

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