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STMicroelectronics tient-il enfin la recette du fonds corporate ?

En deux ans, le nouveau fonds corporate de STMicroelectronics, STnewVentures, n’a réalisé que deux investissements, non publics. Un démarrage prudent, mais assumé. Pas question de rater cette quatrième tentative.
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STMicroelectronics tient-il enfin la recette du fonds corporate ?
Loïc Lietar, directeur du fonds corporate STnewVentures © ST

Cette fois, c’est la bonne ? Après trois tentatives avortées, STMicroelectronics a décidé de retenter l’aventure du fonds corporate. Il y a deux ans, en toute discrétion, le leader européen des semi-conducteurs a lancé STnewVentures, un fonds doté de 50 millions de dollars à engager jusqu’à fin 2015. C’est Loïc Lietar, X (81) précédemment directeur de la stratégie de STMicroelectronics, mais toujours président du Pôle de compétitivité Minalogic, qui en a pris la direction. Mais pas question de se précipiter. "Comme on nous l’a conseillé, la première année, nous n’avons fait qu’observer", explique Loïc Lietar. Pour lui, le fonds, opérationnel depuis septembre 2011, est avant tout un outil d’exploration stratégique au-delà des marchés de STMicroelectronics déjà bien identifiés. "L’objectif est de comprendre les marchés", explique-t-il.

2 investissements non publics

Loïc Lietar prend donc son temps. En 2012, le fonds n’a réalisé que deux investissements, non publics. On sait juste que l’un est dans le domaine de la santé, l’autre dans les infrastructures intelligentes. Aucun en France. Deux autres investissements, un en Europe et un en dehors, sont prévus courant 2013. C’est de toute façon à l’international que STnewVentures prospecte principalement. "Notre deal flow actuel est à 50 % européen, 30 % nord américain, 15 % israélien, le reste du monde étant encore marginal. Et 30 % des projets sont dans le domaine de la santé", précise Loïc Lietar.

Si la santé semble un secteur très porteur pour STMicrolectronics, il n’est pas le seul. L’équipe de trois personnes de STnewVentures regarde aussi du côté des "Smart infrastructures" (internet des objets, cloud computing…), de "l’ambiance intelligence" (interfaces homme machines évoluées, comptages gens, architecture de calcul…), des cleantech (production d’énergie d’alimentation directe des objets..), de l’énergie (stockage, récupération…) et de la sécurité.

Mais sur tous ces domaines, STnewVentures est loin d’être seul sur les rangs. Intel Cap, le fonds d’Intel, mais aussi Samsung Ventures (plus de 500 millions de dollars investis), sont très actifs. "Intel Cap est aujourd’hui le plus gros venture capital au monde. On les connaît bien. Le capital-risque est un monde plus coopératif que compétitif. Mais, en Europe, c’est le fonds de Bosh le grand investisseur dans les technologies", reconnaît Loïc Lietar. Et même si STnewVentures n’a pas vocation à investir seul dans les entreprises, il est confronté à rude concurrence dans un monde où la prudence n’est pas toujours la bonne option. À voir.

Aurélie Barbaux

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