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Toujours pas rentable, Palantir dépose sa demande d'introduction en bourse

Palantir va enfin rentrer en bourse, même s'il continue de perdre de l'argent. Les pertes nettes de ce spécialiste du renseignement électronique se sont élevées à 580 millions de dollars en 2019 pour un chiffre d'affaires de 742 millions de dollars. L'entreprise qui espère être rentable d'ici fin 2020.
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Toujours pas rentable, Palantir dépose sa demande d'introduction en bourse
Toujours pas rentable, Palantir dépose sa demande d'introduction en bourse © Palantir Technologies

Palantir Technologies a déposé sa demande d'introduction en bourse mardi 25 août 2020. L'entreprise a révélé à cette occasion qu'elle n'est toujours pas rentable. Les pertes nettes de ce spécialiste du renseignement électronique s'élèvent à 580 millions de dollars pour l'année 2019, avec un montant similaire pour 2018. Son chiffre d'affaires était de 742 millions de dollars l'année dernière, en croissance par rapport à 2018 où il avait atteint 595 millions de dollars.

Un chiffre d'affaires en croissance
Toutefois, sur les six premiers mois de l'année 2020, le chiffre d'affaires de Palantir a bondi de 49% par rapport à la même période l'année précédente, pour 481 millions de dollars, avec des pertes s'élevant à 165 millions de dollars (contre 280 millions en 2019 à la même période). Palantir espère atteindre 1 milliard de dollars de revenu en 2020 et être rentable pour la première fois de son histoire.

"Malgré les pertes, son modèle commercial continue de tirer parti des clients existants en leur offrant plus de valeur grâce à de meilleures données collectées par des contrats de plus longue durée", affirme auprès de Reuters Matt Novak, managing partner chez All Blue Capital, l'un des investisseurs de Palantir. L'une des difficultés de Palantir vient de son modèle économique initial : la pépite devait paramétrer et personnaliser sa solution pour chacun de ses clients. Une démarche longue et coûteuse qui l'a amenée en 2019 à mettre au point une version plus automatisée.

Une cotation directe
Palantir a levé 500 millions de dollars en juin dernier afin de se préparer à cette introduction en bourse. La start-up ne passe pas par la procédure plus coûteuse de l'IPO classique mais suit le chemin de Slack ou encore de Spotify en réalisant une cotation directe. Cela ne lui permet pas de lever des fonds mais évite de diluer le capital des actionnaires existants et permet aux investisseurs historiques de vendre leurs actions.

La start-up fondée en 2004 a fait de l'analyse de grandes quantités de données sa spécialité. Elle compte parmi ses clients de nombreuses agences gouvernementales – parmi lesquelles la CIA, le Pentagone ou encore la DGSI française – afin de les aider à traquer criminels et terroristes. En parallèle, Palantir travaille aussi avec des entreprises comme Airbus et Sanofi dans le cadre de la lutte contre la criminalité en col blanc.

Environ 54% du chiffre d'affaires de Palantir sur la première moitié de l'année 2020 provient de ses contrats avec des agences gouvernementales, relève CNBC. Cette partie du chiffre d'affaires croît plus rapidement que celle liée aux contrats commerciaux, même si ces derniers rapportent moins à Palantir. Elle comptabilise un total de 125 clients sur la première moitié de l'année.

 

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