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Toujours plus de brevets traduits grâce à Google

Fin Juin, le service Patent Translate de l’Office européen des brevets, opéré par Google, a ajouté six nouvelles langues à sa partition. Portant ainsi à 21 les langues dans lesquelles peuvent être consultés les 88 millions de brevets stockés dans la base de l’OEB.
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Toujours plus de brevets traduits grâce à Google
Toujours plus de brevets traduits grâce à Google © Trey Ratcliff - Flickr - C.C.

N’en déplaise aux Européens, c’est Google qui fournit gratuitement la technologie qui permet à l’Office européen des brevets de traduire automatiquement les 88 millions de brevets de sa base de données Espacenet, depuis l’anglais. Aujourd’hui, ces brevets sont consultables dans 21 langues, principalement européennes et le japonais. Le bulgare, le tchèque, l’islandais, le roumain, le slovaque et le slovène ayant été ajouté fin juin. Le russe sera ajouté d’ici à fin 2013. D’ici à fin 2014, c’est dans les 28 langues de l’Union européenne et dans les principales langues asiatiques, coréen compris, que les spécialistes de la propriété intellectuelle et les entreprises pourront consulter les brevets de la base de l’OEB qui concentre non seulement les brevets déposés en Europe, mais aussi ceux d’une dizaine d’offices partenaires, américain, japonais et chinois, notamment. "La base couvre 95 % des brevets de la planète", précise Oswald Schroeder, responsable de la communication de l’OEB.

"L’Europe ne maîtrise pas la traduction automatique"

Tous les brevets de la base sont entrés en anglais. Depuis début juin, l’outil de Google permet une traduction automatique du japonais vers l’anglais. Mais attention. Ces traductions ne peuvent servir pour un dépôt ou dans le cadre d’un litige. "Elles sont uniquement destinées à la recherche d’antériorité d’une technologie et permettent de savoir que telle technologie a fait l’objet d’un brevet dans une langue que l’on ne comprend pas forcément", explique Oswald Schroeder.

Le service Patent Translate a été lancé en février 2012. Il est le fruit d’une coopération entre Google, l’OEB et les offices nationaux de brevets de ses États membres. C’est Benoît Battistelli, président de OEB, qui a fait ce choix de ce partenariat, par pragmatisme :  "La traduction automatique est un sujet majeur, que l’Europe ne maîtrise pas. Elle a essayé de développer des moyens par elle-même. Résultat on n’a rien vu. L’OEB aussi a aussi dépensé de l’argent pendant 4 ou 5 ans. Sans succès." Il y a deux ans Benoît Battistelli a donc décidé de regarder sur le marché les technologies qui fonctionnaient. "C’est celle de Google, qui fait référence aujourd’hui. Je suis allé frapper à leur porte, pour leur proposer un partenariat. L’OEB ne débourse pas un centime. Eux, ils améliorent leur système et leurs corpus linguistiques."

Un système autoapprenant

La qualité de traduction est environ de 80 %. Pour les traductions de l’anglais vers le français et l’allemand, la qualité est presque parfaite. "Comme c’est un système fermé autoapprenant, les traductions ne sont pas polluées par des notions étrangères à l’univers des brevets et de la technologie ", précise-t-on encore à l’OEB. Mais le Service Google Translate de Google tire parti de cet apprentissage pour s’améliorer constamment.

Aurélie Barbaux

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* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

1 commentaire

Onscomprend
09/07/2013 09h18 - Onscomprend

L'accès à ces informations de brevets - volontairement rendues publiques - par Google ne pose pas de problème. Mais si l'Europe ne maitrise pas la traduction automatique, quels sont les couts de traduction dans l'administration européenne elle-même? Et font-ilsou feront-ils appel à Google, au risque de diffuser nos informations stratégiques auprès du géant "privé" US?

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