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Tour de France de la French Tech : après le label, Grenoble vise les sommets

mis à jour le 12 novembre 2014 à 13H50
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Les grandes villes françaises affutent leurs arguments pour tenter de décrocher le label French Tech, promesse de financements pour leurs "tech champions" et de visibilité à l'étranger. L'Usine Digitale vous emmène les découvrir. Après Lyon et Saint-Etienne, place à la troisième agglomération visant le label en Rhône-Alpes : Grenoble. Elle vient d'être labellisée.

Tour de France de la French Tech : après le label, Grenoble vise les sommets
Tour de France de la French Tech : après le label, Grenoble vise les sommets © Digital Grenoble

La réussite des campagnes de financement participatif des start-up grenobloises iSketchnote et Squadrone a mis en lumière l'excellence des filières numériques iséroises. L'agglomération se targue de disposer d'un écosystème complet et veut jouer sa carte à fond, aux côtés des autres pôles rhodaniens, Lyon et Saint-Etienne.

Les spécialités

Grenoble est l'un des berceaux de l'informatique académique française. L'agglomération compte aujourd'hui 23 000 chercheurs dans le public et le privé, avec l'Inria, le CEA-Leti et le CNRS en pointe. Le magazine Forbes a d'ailleurs désigné la cité iséroise comme la cinquième ville la plus innovante au monde !

Grenoble est aujourd'hui aussi à l'aise dans le hardware que dans le software, dans de nombreux secteurs : e-commerce, santé ou énergie, par exemple. "Avec la démarche French Tech, nous voulons faire travailler ensemble tous les acteurs de l'écosystème et rééquilibrer les forces et les énergies entre hardware et software", explique Laurent Ponthieu, président de Rolls-Royce Civil Nuclear, l'un des porte-paroles de la candidature.

Grenoble est particulièrement brillante sur le logiciel, les systèmes embarqués, et a de grandes ambitions sur les objets communicants. Le pôle de compétitivité mondial du numérique Minalogic, alliant la micro-nanoélectronique et le logiciel est l'un de ses bras armés.

Les chiffres clés
La French Tech Grenoble, ce sont 500 entreprises totalisant 40 000 emplois (dont 15 000 dans l'informatique et le logiciel). L'agglomération est numéro 1 en France pour les emplois de conception et de recherche.

Les entreprises motrices

Aux côtés de groupes internationaux comme HP, STMicroelectronics, Bull, Schneider, CapGemini, Grenoble voit émerger de jeunes "tech champions" à des stades de développement variés, comme le site de e-commerce Spartoo, spécialisé dans la vente de chaussures, Deltadrone, bien placé sur le marché des drones de surveillance et de maintenance, Bonitasoft, qui veut réinventer le Business process management (gestion des processus métier), Tessi, leader du traitement de flux en France (échange de documents et moyens de paiement) ou encore la SSII Hardis, qui a mis au point une application mobile pour patients diabétiques.

l'événement

Grenoble organise régulièrement des "start-up week-end", qui permettent d'imaginer des services, produits, business models innovants en 54 heures chrono. La prochaine édition aura lieu en novembre prochain.

Le quartier numérique

La candidature grenobloise ne défend pas la construction d'un nouveau lieu vitrine du numérique (contrairement à ce que préconise la mission nationale French Tech) ou la mise en avant d'un quartier à vocation numérique. Elle préfère renforcer les liens entre les structures existantes : lieux d'entreprenariat et co-working (Tarmac, le Phare), accélérateurs, fablab (Casemate), parcs technologiques (Innovallée), campus et sites de recherche...

Le logo

Réunis sous la bannière Digital Grenoble, les pros du secteur ont choisi un logo simple. Son symbole, une flèche pointée vers le haut, illustre la volonté de Grenoble d'atteindre les sommets... référence à ceux des Alpes qui surplombent la ville.

 

La com'

La candidature a sonné le rassemblement sur les réseaux sociaux autour du motdièse #digigre. Elle a reçu plus de 400 soutiens sur son site et fait vivre aux internautes les étapes importantes de la démarche. La ville recevra le 12 septembre la secrétaire d'Etat à l'économie numérique et les membres de la mission French Tech.

Sylvain Arnulf

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