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Transformation digitale : les conseils du patron de Google France aux assureurs

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Le patron de Google France, Nick Leeder, était présent à un événement organisé par nos confrères de l'Argus de l'assurance sur les opportunités à saisir dans le contexte de la révolution des données. Il a dressé un panorama des enjeux actuels et à venir, abordant notamment le thème de la connectivité, des objets connectés, de la domotique et de la Google Car.

Transformation digitale : les conseils du patron de Google France aux assureurs
Transformation digitale : les conseils du patron de Google France aux assureurs © Flickr

L'Australien Nick Leeder, directeur général de Google France, a ouvert ce mercredi 17 décembre l'événement organisé par nos confrères de l'Argus de l'assurance sur les opportunités à saisir dans le contexte de la révolution des données. "Les objets connectés et le big data vont profondément transformer le paysage de l'assurance, a indiqué d'emblée le dirigeant, dans la commercialisation, le marketing et la distribution d'un côté et dans le calcul du profil de risque de l'autre".

Avec 30 millions de mobinautes en France et environ 5 milliards dans le monde la question pour les entreprises n'est en effet plus de savoir s'il faut s'adapter mais comment le faire, selon Nick Leeder, en essayant de tirer vers le haut son activité.

Privilégier le site mobile aux applications pour les usages non addictifs

Premier élément à prendre en compte : la recherche sur mobile s'est considérablement démocratisée ces dernières années et ne se limite plus à des situations d'urgence ou des demandes simples : "Aujourd'hui, les gens utilisent l'écran le plus large qui est à leur disposition, du smartphone à l'écran d'ordinateur ou de télévision en passant par la tablette, a souligné Nick Leeder. En 2014, 20% des requêtes internet pour des services d'assurance sont passés par Google, contre 10% l'an dernier."

Et si 80% du temps passé sur smartphone l'est sur des applications, seules dix applications en moyenne (les plus addictives) sont utilisées régulièrement. Pour le patron de Google France, il faut donc raisonner en se demandant si les utilisateurs d'un service vont y recourir au moins une fois par semaine. Si la réponse est non, autant privilégier la création d'un site mobile, plus polyvalent et moins coûteux que le développement d'une application.

Le bon service, au bon moment

Les assureurs, comme tous les vendeurs de services en ligne, doivent également avoir en tête qu'il faut être capable de proposer le bon service au bon moment. "Il ne faut pas oublier qu'un smartphone, c'est un téléphone ! Parfois, le plus simple reste le plus efficace et une mise en relation avec un centre d'appel peut avoir beaucoup plus de valeur qu'un simple clic", a expliqué Nick Leeder. Dans le cas d'un produit financier par exemple, relativement complexe à présenter, un entretien avec un conseiller sera ainsi plus susceptible de transformer un simple intérêt en acte de vente que si le client est laissé seul devant son écran face au choix de souscrire ou non à une offre.

Les objets connectés pour fludifier l'accès à internet

Prochaine étape selon Nick Leeder : la généralisation des objets connectés va permettre un accès beaucoup plus fluide à internet, renforcant la connectivité et donc les perspectives de développement de services en ligne. "L'idée avec l'expérience des Google Glass, c'est de rendre internet moins intrusif, l'affichage s'allume quand j'en ai besoin, sinon il reste éteint", a-t-il soutenu. S'il peut sembler surprenant de voir des lunettes de réalité augmentée comme un outil capable de libérer les hommes de "l'opression technologique", pour Nick Leeder une foule dotée de Google Glass est plus sécurisante qu'une armée de piétons avançant les yeux rivés sur leur smartphone.

Dans la domotique, le patron de Google France défend l'idée de la maîtrise des objets qui nous entourent : "Aujourd'hui nous sommes en quelque sorte au service de tous les objets de la maison, il faut les allumer, les éteindre, mais en leur donnant une couche d'intelligence, ce sont les objets qui vont nous rendre service". Avec ses thermostats Nest, Google a déjà fait son entrée dans le secteur de la maison connectée et vient d'ailleurs de signer un partenariat avec Allianz. Des détecteurs de fumée seront ainsi fournis aux 2500 premiers clients propriétaires de leur logement qui souscrivent un contrat d'assurance habitation Allianz, de quoi limiter le risque de sinistre est donc de frais de dédommagements à verser pour l'assureur.

La Google car ne sera pas assurée par Google

Dans la catégorie poids-lourd des objets connectés, Nick Leeder est également revenu sur le projet de véhicule autonome du géant américain : la fameuse Google Car. Pour lui, c'est une formidable opportunité de réduire le nombre d'accidents de la route. Mais quand on lui demande par qui et comment seront assurés ces véhicules qui seront tout de même susceptibles de connaître des dysfonctionnements, la réponse est claire : "Nous, nous développons les technologies mais l'assurance ce n'est pas notre secteur". Une déclaration qui a provoqué un certain soulagement dans la salle emplie de professionnels de l'assurance. Au moins une activité que Google n'a pas dans son viseur... pour le moment !

Julien Bonnet

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