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Travailler dans l’IT, ça va payer en 2014

Comme chaque année, le cabinet de recrutement Robert Walters publie une étude internationale sur les salaires. Dans le secteur des technologies de l’information, les évolutions salariales anticipées pour 2014 sont très intéressantes. En effet, des augmentations de l’ordre de 20 % peuvent être envisagées pour certains experts. Rassam Yaghmaei, manager de la division IT de Robert Walters a répondu à nos questions.
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Travailler dans l’IT, ça va payer en 2014
Travailler dans l’IT, ça va payer en 2014 © nacu - morgueFile - C.C.

L’Usine Nouvelle - Quels profils ont profité de hausses de salaire en 2013 ?

Rassam Yaghmaei - Certains métiers très particuliers ont connu des hausses importantes l’an dernier, hausses qui pourraient se maintenir en 2014. Typiquement, c’est le cas du directeur d’offres digitales, des responsables de la performance CRM (customer relationship management) ou BI (business intelligence). Sur ces fonctions, on arrive à des niveaux de rémunération qui talonnent des fonctions du type directeur commercial ou directeur des systèmes informatiques. Un signe ne trompe pas : ils sont de plus en plus souvent rattachés à la direction générale.

Vous évoquez aussi une pénurie de data scientists. Qu’en est-il?

C’est une compétence dont le besoin émerge complètement. Un salarié avec 5 à 10 ans d’expérience peut espérer un salaire compris entre 70 000 et 90 000. Ce sont des profils pénuriques qui sont demandés. Le marché n’est pas immense, mais il y a un manque en France. Attention, les bons candidats doivent maîtriser la partie technique mais aussi avoir un bon relationnel. La caricature du geek asocial n’est pas la bienvenue dans les entreprises. 

L’étude que vous publiez est internationale. Le marché du travail français est-il spécifique ?

La situation française est en décalage, un peu en retard. Aux Etats-Unis ou dans certains pays d’Asie comme le Japon, ces évolutions ont commencé il y a plusieurs années. En France, on commence seulement à s’y mettre. Une école comme l’Essec  lance seulement une formation au métier de data scientists. Les premiers diplômés sortiront dans 3 à 5 ans. D’ici là, la pénurie va faire sentir ses effets et pousser les salaires à la hausse. Un bon dataminer peut tenter de devenir data scientist et obtenir 20 % de plus en salaire.

Dans ce schéma, quelle est la situation des salariés des sociétés de services ?

Ceux qui seraient restés cantonnés, spécialisés dans un domaine sans futur, peuvent rencontrer des difficultés à trouver un emploi s’ils cherchent. Mais il faut reconnaître que les sociétés de services ont développé des offres cloud, big data et ont reconverti les compétences de la plupart de leurs salariés. Ceux-là peuvent espérer profiter du développement actuel.

Christophe Bys

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