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Trophées des industries numériques : Benoît Coquart, pragmatique du numérique

Le 13 octobre se déroulera la deuxième cérémonie des Trophées des industries numériques de L'Usine Nouvelle et L'Usine Digitale. Benoît Coquart, Directeur de la stratégie et du développement de Legrand, est nommé dans la catégorie Smart Boss.
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Trophées des industries numériques : Benoît Coquart, pragmatique du numérique
Trophées des industries numériques : Benoît Coquart, pragmatique du numérique © © philippe stroppa

Benoît Coquart ne se pousse pas du col. "Pas le genre de la boutique", explique-t-il. La boutique, c’est Legrand, le limougeaud connu pour ses interrupteurs qui s’est transformé sans tambour ni trompette en un champion mondial pesant 4,5 milliards d’euros de ventes avec une marge de 20 %. De même, c’est sans strass virtuel ni paillettes digitales que Legrand se convertit depuis près de vingt ans au numérique. Une conversion dont Benoît Coquart a été l’un des acteurs clés. Chargé depuis 2010 de la stratégie et du développement, il a aussi pour mission d’assurer la digitalisation du groupe. CDO ? "En fait, acting CDO", répond-il, fidèle à "la boutique". "Nous ne voulons pas d’un CDO à part, mais que la digitalisation des RH soit faite par les RH, celle de la com par la com… Je suis davantage un animateur qu’un pilote."

 

Va pour l’animateur. Il est vrai que Benoît Coquart, entré chez Legrand en 1997 après Science Po finance et un master en marketing, s’inscrit dans la continuité d’une entreprise qui, "lors de la bulle internet et de l’opposition entre nouvelle et ancienne économies, s’est demandé comment être plus digital. Et il a décidé de se développer dans les infrastructures numériques du bâtiment". Tout juste concède-t-il qu’il est "très fier" de son action en la matière, depuis sept ans qu’il s’occupe des acquisitions. Avec neuf rachats d’entreprises spécialisées en dix ans, "nous avons bâti une position très forte et internationale dans les infrastructures numériques". Ni geek ni digital native, l’homme de 41 ans a "baigné dans le numérique depuis [son] adolescence et [son] Amstrad CPC 464".

 

C’est sa capacité à avoir de la suite dans les idées que Benoît Coquart consent à mettre en avant. "Le numérique, ce n’est pas que de l’immédiateté. Quand nous passons de 4 à 5 % de dépenses marketing dans le digital il y a cinq ans à 20 % aujourd’hui, c’est un chantier de longue haleine." Il avoue aussi avoir fait partie des quelques personnes ayant soutenu Eliot. Un vaste programme R&D, industriel et marketing dédié aux objets connectés qui irrigue tout le groupe pour accélérer la digitalisation de son offre. Eliot a été dévoilé à la presse cet été dans un palace parisien. Une inhabituelle pointe de strass vite évacuée par le pragmatique Benoît Coquart : "Nous ne sommes pas là pour faire du 'digital washing'. Quand on lance des produits, c’est pour faire du business."

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