Actualité web & High tech sur Usine Digitale

Recevez chaque jour toute l'actualité du numérique

x

Un 1er semestre 2018 historique pour les levées de fonds des start-up françaises

Étude Infographie En un semestre, près de deux milliards ont été investis dans les entreprises de croissance française, révèle le baromètre réalisé par EY. Le phénomène reste très concentré dans la région parisienne. Le nombre de levées de fonds de plus de 20 millions a doublé par rapport à 2017.

mis à jour le 07 septembre 2018 à 08H46
Twitter Facebook Linkedin Flipboard Email
×

Un 1er semestre 2018 historique pour les levées de fonds des start-up françaises
Un 1er semestre 2018 historique pour les levées de fonds des start-up françaises

Le baromètre semestriel réalisé par EY montre une fois encore une activité très dynamique du côté de l’investissement dans les entreprises innovantes en France.

Dans l’avant-propos qui accompagne cette publication, Franck Sebag, associé en charge des entreprises rapides (fast growing companies en langage EY), s’enthousiasme : "La France est de retour sur le devant de la scène économique'". Et de constater "un regain d’intérêt des investisseurs étrangers pour nos entreprises, notamment celles appartenant au secteur du numérique".
 

Près de 2 milliards d’euros levés en 6 mois

Cela se traduit dans les chiffres avec 1,952 milliard d’euros levés à travers de 333 opérations au cours des six premiers mois de 2018. Sur la même période de 2017, on dénombrait 301 opérations seulement pour un total de 1,216 milliard d’euros.


Sur l’ensemble de l’année, c’est 2,5 milliards d’euros qui ont été réunis en 605 opérations. C’est-à-dire qu’en un semestre de 2018, les trois-quarts de 2017 ont été réalisés. Si la tendance se confirme, les professionnels du déclin vont pouvoir baisser le rideau de leur petite boutique déprimante.

 

 

 

 

 


Hyper centralisation des investissements

 

 

L’étude d’EY révèle que les raisons les plus dynamiques sont sans grande surprise l’Ile-de-France, puis la région Auvergne Rhône-Alpes et enfin l’Occitanie. Sauf que la région francilienne concentre à elle seule pas moins de 73 % des investissements en valeur, quand la seconde n’en réunit que 7 % et la troisième 5 %. Visiblement le langage des start-up ignore le mot décentralisation.

En termes de secteur, ce sont les services Internet qui arrivent en tête (106 opérations pour 531 millions d’euros) suivi par les sciences de la vie (36 opérations pour 365 millions) et les logiciels (76 opérations pour 318 millions d’euros).

La comparaison internationale est un peu moins flatteuse pour l’ego national. Le bon côté des choses est que la France est sur le podium des pays européens avec le Royaume-Uni et l’Allemagne… mais elle arrive à la troisième place derrière le royaume d’Elisabeth II et le pays d’Angela Merkel (respectivement 3 et 2,4 milliards d’euros pour le premier semestre).

 

Quand les start-up deviendront des scale-up

 

 

L’analyse détaillée montre que les performances françaises sont particulièrement moins bonnes pour les opérations dites de growth equity (les grosses levées de fonds). Seulement 169 millions ont été réunis en une opération, quand on en enregistre 5 pour un montant de 736 millions outre-Manche et 3 pour 817 outre-Rhin. Mais Franck Sebag, préfère noter qu’"au premier semestre 2018, le nombre de levées de fonds supérieures à 20 millions d’euros a doublé sur un an, preuve que nos start-up deviennent progressivement des scale-up".

 

Si elle continue sur cette pente ascendante, on peut raisonnablement envisager que les opérations plus importantes vont, à l’avenir, être de plus en plus nombreuses, offrant à Paris les moyens de rattraper son retard, d’autant que l’impact du Brexit risque de ne pas être neutre sur l’attractivité respective de ces trois pôles. Pour Franck Sebag, la politique menée avec la loi Pacte qui va entrer en examen ou les 100 actions pour les start-ups présentées par Mounir Mahjoubi devraient confirmer cette tendance en favorisant la confiance dans l’économie française.


L'intégralité de l'étude est disponible ICI

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

 
media
Suivez-nous Suivre l'Usine Digitale sur twitter Suivre l'Usine Digitale sur facebook Suivre l'Usine Digitale sur Linked In RSS Usine Digitale