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Un accord "historique" aurait été signé en France sur la musique en ligne

Accord historique de portée mondiale ou convention anecdotique ? Telle est la question après la présentation aujourd'hui, par Fleur Pellerin, du contenu de l'accord sur le partage des revenus de la musique diffusée sur les plates-formes. 
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Un accord historique aurait été signé en France sur la musique en ligne
Le déclin du CD oblige les intervenants de la filière à revoir les règles de partage des revenus. Les artistes voudraient gagner plus pour leur travail. © lensfusion - morgueFile

Vendredi 2 octobre, la ministre de la Culture, Fleur Pellerin a précisé les contenus de l’accord signé sur le streaming entre les professionnels de la musique : les artistes, les producteurs, celles qu’on appelle encore des maisons de disques (!) et les plates-formes numériques.


Cet accord intervient suite à la mission confiée fin mai à Marc Schwartz, conseiller référendaire à la Cour des Comptes, pour trouver des règles harmonieuses. Une gageure sachant que si la musique diffusée sur les plates-formes de streaming se développe à vitesse grand V, les revenus des artistes restent très faibles.

 

N’ayant pas peur de l’hyperbole, Fleur Pellerin a estimé que le protocole d’accord signé vendredi par dix-huit organisations représentant les différentes parties prenantes était "historique", la France pouvant faire figure en la matière de "précurseur".

 

Un accord historique au contenu flou ... 

A voir, car le contenu de l’accord reste empli de déclarations d’intentions et qu’en la matière entre les actes et l’intention, l’écart est souvent large. En effet, il prévoit une garantie de rémunération minimale pour les artistes. Sauf que "les modalités et le niveau de cette garantie de rémunération minimale seront fixés par accord collectif", indique le document.

 

Le texte signé contient six autres objectifs. Il vise à une "plus grande transparence de l’économie de la filière" ou enregistre l’engagement des plates-formes à promouvoir les œuvres françaises. Cet accord à une durée de trois ans.

 

...Et non signé par tout le monde

Si des représentants de l’industrie musicale et du monde numérique étaient présents à la signature, l’Adami et la Spedidam, les deux principaux organismes de gestion collective des droits des artistes interprètes n’ont pas voulu signer le texte. Pour eux, le texte ne résolvait pas la question essentielle de la rémunération. Pourtant, les deux sociétés ont indiqué qu'elles devraient participer à la négociation qui s'ouvre maintenant. 

 

Cette semaine, la RIAA, l’association de l’industrie musicale américaine, publiait des statistiques qui révèlent l’ampleur du paradoxe de la situation actuelle. Les revenus issus du streaming gratuit aux Etats-Unis restent inférieurs aux revenus produits par les ventes de vinyles !

 

Bon courage aux négociateurs français qui vont donc devoir trouver le bon curseur pour définir la rémunération minimale garantie ! Sinon le gouvernement tranchera... 

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