Actualité web & High tech sur Usine Digitale

Recevez chaque jour toute l'actualité du numérique

x

Veolia veut devenir "le socle sur lequel les villes construisent leurs solutions smart"

Ce mercredi 19 novembre lors du Smart City Expo World Congress de Barcelone, Veolia et IBM ont annoncé la création d’un partenariat. Il s’agit de développer ensemble des technologies numériques pour les villes afin d’optimiser leurs services de gestion de l’eau, de l’énergie et des déchets. Laurent Auguste, directeur innovation et marchés chez Veolia, décrit ce rapprochement entre le leader des services à l’environnement et le géant des technologies de l’information et de la communication.
Twitter Facebook Linkedin Flipboard Email
×

Veolia veut devenir le socle sur lequel les villes construisent leurs solutions smart
Veolia veut devenir "le socle sur lequel les villes construisent leurs solutions smart"

L'Usine Nouvelle - Quel est l’objectif de Veolia en se rapprochant d’IBM ?

Laurent Auguste - Veolia a déjà fait beaucoup sur le digital. Pour optimiser nos besoins d’exploitation et de distribution, nous avons développé nos propres outils. Nous avons par exemple le système Servo pour suivre la distribution de l’eau en région parisiennes ou SWIM pour la ville de Prague, etc.  Avec IBM, nous souhaitons industrialiser ces outils. L’idée est d’avoir des outils standardisés à 70 % et personnalisés à 30 %. Nous avons déjà deux projets en cours de déploiement à Lyon et à Tidworth, en Angleterre.

Quel est le but de ces nouveaux outils ?

L’idée est le développement des villes intelligentes. IBM a l’expertise des réseaux de données et nous avons l’expertise des métiers. En les alliant, nous voulons développer des solutions qui améliorent la compétitivité des villes en matière d’eau, de déchets et d’énergie. A terme, nous pourrons même faire parler ensemble ces différentes activités en partageant, par exemple, les bases clientèles ou la programmation des travaux sur ces réseaux.

Jusque-là, les villes et les sociétés traitaient ces différents sujets sous forme de silos. Le nouveau Veolia va au-delà de ces frontières. Ainsi, nous pouvons réaliser des benchmarks, optimiser les systèmes à grande échelle et même utiliser nos flux de données pour participer à l’internet des objets. Pour y parvenir, cela passe, avec IBM, par une étape de standardisation de nos outils afin de mieux collecter et partager les données. Notre rôle est d’être catalyseur de ces solutions, d’être le socle sur lequel les villes construisent leurs solutions smart.

Qu’attendez-vous d’un tel partenariat en termes de marché ?

C’est difficile à dire. Selon une étude récente, le marché de la ville intelligente représente aujourd’hui 8,7 milliards de dollars. Il atteindra 13 milliards en 2018 et 21 milliards en 2023. La partie eau représente 1 milliard en 2013 et atteindrait 4 milliards en 2023. Ce sont des marchés larges et diffus qui passent par la vente d’équipements, de capteurs, de services… Quand on veut remporter un contrat dans une ville, il est essentiel d’intégrer à notre offre une partie digitale. Du coup, elle est intégrée dans nos activités et il est difficile d’en sortir le revenu associé.

Au-delà du partenariat avec IBM, il y a un travail de numérisation des métiers de Veolia ?

Veolia est entré dans sa transformation digitale. Nous avons déjà du tri des déchets sans contact, des relevés de compteurs avec des tablettes, du suivi de nos installations industrielles à l’aide d’outils numériques… Aujourd’hui, le thème de la ville intelligente s’est cristallisé. Nos métiers vont être de plus en plus digitaux. Pour nous, c’est un enjeu majeur de différenciation de savoir bien gérer des volumes de plus en plus importants de données. Le Big Data fait définitivement partie de notre monde.

Propos recueillis par Ludovic Dupin

 
media
Suivez-nous Suivre l'Usine Digitale sur twitter Suivre l'Usine Digitale sur facebook Suivre l'Usine Digitale sur Linked In RSS Usine Digitale