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Washington s'inquiète de l'appel à la relocalisation massive des données personnelles en Europe

Vu ailleurs Les Etats-Unis ne veulent plus être considérés comme un Etat tiers aux yeux de l'Union européenne concernant les transferts de données personnelles. Lors d'une réunion, Christopher Hoff, à la tête des négociations, s'est dit préoccupé par la volonté de Bruxelles de rapatrier toutes les données des Européens sur le Vieux Continent. 
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Washington s'inquiète de l'appel à la relocalisation massive des données personnelles en Europe
Washington s'inquiète de l'appel à la relocalisation massive des données personnelles en Europe

L'invalidation du Privacy Shield par la Cour de justice de l'Union européenne, ce texte qui facilitait les transferts de données personnelles vers les Etats-Unis, continue de provoquer des remous.

Christopher Hoff, à la tête des négociations au sein du Département américain du commerce, s'inquiète du comportement des autorités européennes sur ce sujet, rapporte Euractiv. A noter que Washington ne prend que rarement la parole publiquement sur ce sujet. 

Les Etats-Unis considérés comme un pays tiers
"Je suis préoccupé par la localisation des données, de facto ou inscrite dans la loi", a déclaré le haut fonctionnaire lors d'une réunion sur ce sujet. "Ce discours selon lequel les Etats-Unis sont différents des Etats membres de l'UE est fatiguant. Cela dure depuis des années voire des décennies", a-t-il poursuivi ajoutant que l'Europe devrait plutôt s'inquiétée du comportement de Pékin vis-à-vis des données personnelles. 

Christophe Hoff critique en particulier la position du Comité européen à la protection des données (CEPD), dont les objectifs sont de garantir l’application cohérente du RGPD et de promouvoir la coopération entre les autorités nationales de protection des données, qui a récemment demander aux institutions européennes de ne plus du tout transférer de données vers les Etats-Unis. Elle estime que ces transferts qui "n'ont pas de base juridique" ou "basés sur des dérogations" présentent des "risques élevés".

Facebook sommé d'arrêter de transférer des données
Ces inquiétudes sont partagées par Helen Dixon, la commissaire à la tête de la Data Protection Commission (DPC), l'équivalent de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cni). "Dans certains cas, il y a des solutions pour surmonter ces problèmes", telles que le stockage des données personnelles au sein de l'Union européenne, "dans d'autres cas, il n'y a pas de réponse évidente", a-t-il expliqué. Facebook est dans le second cas de figure puisque la DPC lui a demandé de cesser immédiatement de transférer les données des utilisateurs européens vers les Etats-Unis. 

L'adoption d'une nouveau Privacy Shield est donc n'a pas pour tout de suite, malgré l'urgence de la situation qui met dans l'embarras de nombreuses entreprises et organisations qui utilisent les services de fournisseurs américains de cloud. Le cas du Health Data Hub avec Microsoft et de Doctolib avec Amazon en sont des exemples.

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