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WeWork obtient un nouveau prêt de 1,1 milliard de dollars de la part de SoftBank

Vu ailleurs SoftBank s'est engagé à prêter 1,1 milliard de dollars à WeWork, la start-up de location de bureaux partagés, dont les résultats sont durement affectés par la pandémie de Covid-19. SoftBank a déjà énormément investi dans WeWork malgré un business model douteux, et persiste à soutenir la start-up malgré ses difficultés.
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WeWork obtient un nouveau prêt de 1,1 milliard de dollars de la part de SoftBank
WeWork obtient un nouveau prêt de 1,1 milliard de dollars de la part de SoftBank © Pixabay / SnoockyCookie

Le feuilleton se poursuit entre WeWork et son actionnaire de la première heure SoftBank. Le conglomérat japonais accepte de débourser encore 1,1 milliard de dollars supplémentaire pour renflouer la start-up spécialisée dans la location de bureaux partagés. Un prêt qui intervient alors que WeWork voit son activité fortement affectée par la pandémie de Covid-19, comme le rapporte le Financial Times.

Des revenus à la baisse
L'information a été diffusée jeudi 13 août 2020 par WeWork via un mail envoyé à ses employés. Se voulant rassurante, la start-up explique qu'avec ces fonds elle dispose de 4,1 milliards de dollars en trésorerie et en engagements de trésorerie. Si elle espère ne pas avoir besoin de cet argent dans l'immédiat, ses résultats trimestriels sont en forte baisse.

"Bien que les revenus soient en baisse par rapport au premier trimestre en raison de l'arrêt de l'activité liée à la pandémie de Covid-19, notre assise financière ainsi que notre pipeline de ventes continuent de se renforcer", a déclaré Kimberly Ross, la CFO de WeWork. Les ventes de WeWork s'établissent à 882 millions de dollars pour le trimestre. La start-up le termine avec 612 000 membres, contre 693 000 le trimestre dernier, soit une baisse de 12%. Mais WeWork veut rassurer en précisant que 48% de ces membres proviennent de clients "entreprise".

Une stratégie moins flamboyante
Les pertes de WeWork s'élèvent à 671 millions de dollars pour le trimestre, soit 40% de plus qu'au précédent. Cette somme incluent 116 millions de dollars pour les coûts de restructuration, et notamment les indemnités pour licenciement. La start-up a cependant beaucoup diminuer ses coûts, notamment en stoppant ses investissements démesurés dans l'achat de bureaux pour grandir à tout prix. Une stratégie qui s'est arrêtée nette l'année dernière après l'échec de son introduction en bourse.

L'entreprise new-yorkaise a vu sa valeur fondre sur les marchés financiers durant l'été 2019. Le prix souhaité pour son IPO ne faisant que décroître et les critiques sur la viabilité de son modèle économique se multipliant, l'entreprise a finalement renoncé à sa cotation à Wall Street fin septembre. SoftBank, qui avait dépensé des milliards de dollars dans la start-up, s'est alors engagée à la racheter progressivement.

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