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Zoov, start-up spécialisée dans les services de vélos électriques partagés, lève 6 millions d'euros

Levée de fonds Zoov, qui propose aux villes d'installer un service de vélos électriques partagés, lève 6 millions d'euros. Pour se différencier de ses concurrents, la start-up promet aux villes une installation rapide, peu coûteuse et prenant peu de place dans la rue.

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Zoov, start-up spécialisée dans les services de vélos électriques partagés, lève 6 millions d'euros
Zoov, start-up spécialisée dans les services de vélos électriques partagés, lève 6 millions d'euros © Zoov

Zoov a annoncé jeudi 24 janvier 2019 lever 6 millions d'euros.  Fondée en 2017 par Eric Carreel, Arnaud Le Rodallec et Amira Haberah, la start-up propose d'installer en 45 minutes un petit bout de mobilier urbain sur lequel un vélo électrique peut être mis en charge. Les autres vélos sont ensuite accrochés les uns aux autres pour être rechargés.


Son avantage réside dans le fait que la station de rechargement est ultra-compacte : jusqu'à 20 vélos peuvent stationner sur une place de parking. "Quand des concurrents proposent de garer un vélo par mètre, Zoov peut en stationner quatre", détaille à L'Usine Digitale la cofondatrice Amira Haberah.

 

 

Des vélos équipés de nombreux capteurs

Si certains opérateurs misent sur la sécurité, Zoov s'appuie sur l'expérience de ses fondateurs dans les objets connectés pour faire fuir les voleurs. Les vélos électriques de Zoov n'ont pas de cadenas et peuvent être volés facilement. Mais, dans ces cas là, le moteur du vélo freine ce qui rend très difficile son utilisation et une alarme sonore se déclenche. Les personnes tentant leur chance "abandonnent les vélos très rapidement et ces derniers ne sont pas endommagés", précise Amira Haberah.

 

Zoov a ajouté d'autres capteurs grâce auxquels la start-up peut réaliser des opérations de maintenance prédictive sur les vélos. "Les vélos électriques ont de la valeur, justifie Amira Haberah, donc on a tout intérêt à être à l'écoute des produits et à les réparer". Cela facilite aussi les démarches des équipes sur le terrain qui savent quand un problème survient sur un vélo et n'ont donc pas à se déplacer.

 

Zoov vise le marché européen

Zoov n'ambitionne pas de conquérir le monde mais seulement le marché européen. La start-up française souhaite commencer par s'implanter dans l'Hexagone avant de proposer son service de vélos électriques à d'autres villes européennes. "Cette année, l'objectif est de se lancer dans quatre villes de 200 000 à 1 million d'habitants, agglomérations comprises", précise Amira Haberah. Pour y parvenir, elle compte recruter une vingtaine de personnes sur la partie opérationnelle et une vingtaine d'ingénieurs.

 

Pour l'instant, cette levée de fonds va surtout permettre à Zoov de financer son expérimentation sur le plateau de Saclay, à une vingtaine de kilomètres au sud de Paris : 13 stations et 200 vélos y sont déployés jusqu'à fin mai 2019. Grâce à ce déploiement, la start-up cherche à définir précisément son modèle économique. Le but étant d'être entièrement financé par l'utilisateur, avec deux tarifications : pour une utilisation ponctuelle et pour une utilisation régulière (sous la forme d'un abonnement). Si l'expérimentation de Saclay est gratuite pour les 400 personnes pouvant utiliser les vélos, Zoov espère définir une tarification plus précise pour s'implanter dans quatre villes d'ici la fin de l'année.
 

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