Snowleader lève 15 millions d’euros pour sa plateforme de vente en ligne de produits outdoor

La start-up Snowleader, basée en Haute-Savoie, propose une plateforme de vente en ligne d’équipements outdoor. Déjà implantée dans neuf pays européens, elle souhaite renforcer sa présence sur le continent, développer son offre en marque propre et alimenter son besoin en fonds de roulement pour son entrepôt logistique.

Randonnée trek en montagne
Snowleader, spécialisée dans la vente en ligne d'équipements outdoor, vient de lever 15 millions d'euros.

Snowleader, plateforme française de vente en ligne d’équipements outdoor, a annoncé le 22 avril une nouvelle levée de fonds de 15 millions d’euros. Une opération réalisée pour moitié en fonds propres, et pour l’autre moitié via un engagement pluriannuel de banques, mené par le Crédit Agricole de Savoie, le Crédit Agricole Sud Rhône Alpes et LCL. En 2020, la jeune pousse avait déjà levé 10 millions d’euros, avec le soutien de BNP Paribas Développement, Sofimac Régions et 123 Investment Managers.

1,3 million d’utilisateurs mensuels revendiqués

La start-up s’est spécialisée dans la vente en B2C sur trois types d’équipements, que sont les sports outdoor, les sports d’hiver et le prêt-à-porter lié à l’univers de la montagne. Elle revendique une croissance annuelle moyenne de 32% par an depuis sa création, en 2008, un chiffre d’affaires de 87 millions d’euros et un trafic mensuel moyen d’1,3 million d’utilisateurs. La plateforme est, pour l’heure, disponible dans huit pays européens en dehors de la France : au Royaume-Uni, en Belgique, en Suisse, en Allemagne, en Autriche, en Italie, en Espagne, et depuis octobre 2023, aux Pays-Bas. L’année dernière, le chiffre d’affaires de la start-up a majoritairement été réalisé à l’étranger.

Snowleader entend se démarquer de ses concurrents à travers la qualité de son service client. “Dès que nous ouvrons un pays, nous avons un service client dans la langue du pays : par mail, par chat, mais aussi avec une plateforme téléphonique, pour être en mesure de renseigner les clients sur la technicité des produits”, explique Thomas Rouault, fondateur et CEO de Snowleader. La start-up mise également sur la rapidité de la livraison, à J+1 pour l’ensemble de l’Europe. Le stock est rassemblé dans une seule plateforme logistique, située près de Grenoble (Auvergne Rhône-Alpes).

Renforcer sa présence en ligne et son réseau de boutiques physiques

Avec ce nouveau financement, Snowleader compte renforcer sa présence en Europe, notamment en déployant sa plateforme au Danemark d’ici à la fin de l’année. Elle souhaite aussi étoffer son réseau de boutiques physiques. “Nous souhaitons aussi financer notre besoin en fonds de roulement (BFR) pour notre entrepôt, poursuit Thomas Rouault. Étant donné que 100% du stock est situé dans cet entrepôt, il faut que l’on puisse avoir un niveau de trésorerie suffisant.”

En 2021, la start-up a signé un accord de licence avec le sud-coréen K2, propriétaire d’Eider, pour produire et distribuer sa marque française en Europe. Créée en 1962, la société avait été vendue par Millet l’année précédente. “Nous avons mis en ligne, il y a quelques semaines, la première collection printemps-été, et avons des nouveaux produits qui vont arriver pour l’hiver”, explique le fondateur de Snowleader. Avec cette levée de fonds, elle espère ainsi développer son offre de marque propre.

La start-up vise un chiffre d’affaires de 150 millions d’euros d’ici à 2027. Forte de 150 collaborateurs, elle espère enfin recruter une dizaine de personnes cette année.

Newsletter L'Usine Digitale
Nos journalistes sélectionnent pour vous les articles essentiels de votre secteur.
Cherche talents numériques
Qu’est donc le Global Device ID, ce mystérieux identifiant de Windows qui a permis au FBI de traquer un membre présumé de Scattered Spider ?

La plainte fédérale ayant conduit à l’arrestation de Peter Stokes, un membre présumé de Scattered Spider, révèle l’utilisation par Microsoft d’un identifiant unique associé à une installation de Windows, qui ne change pas au fil des mises à jour du système. Baptisé “Global Device Identifier”, il a permis au FBI de recouper plusieurs éléments techniques et soulève des interrogations sur les données de télémétrie associées à cet identifiant.

Le témoignage
Les webinars