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Alstom et l’Inria lancent un laboratoire commun sur le numérique pour l’énergie et la mobilité

C’est le premier véritable laboratoire commun avec un organisme de recherche qu’Alstom met en place. Le groupe veut prendre le virage du numérique en s’appuyant sur les meilleurs experts des technologies logicielles de l'Inria.

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Alstom et l’Inria lancent un laboratoire commun sur le numérique pour l’énergie et la mobilité
Alstom et l’Inria lancent un laboratoire commun sur le numérique pour l’énergie et la mobilité © Alstom

Le numérique s’impose chez Alstom, tout comme l’open innovation. Le groupe a lancé son premier véritable laboratoire commun avec un organisme de recherche. Son PDG, Patrick Kron, et le PDG de l’Inria (Institut national de la recherche en informatique et en automatique), Michel Cosnard, ont signé lundi 7 avril un accord de partenariat de recherche pour une durée de cinq ans. A la clé : un laboratoire commun "sans murs" qui verra une dizaine de chercheurs de l’Inria travailler avec autant d’ingénieurs d’Alstom sur les technologies du numérique appliquées à l’énergie et à la mobilité.

C’est l’ensemble du groupe Alstom qui est concerné. Le transport ferroviaire, la production d’électricité, les réseaux électriques sont utilisateurs de longue date du numérique mais son impact sur l’offre et les métiers d’Alstom est aujourd’hui tel que le groupe veut pouvoir s’appuyer sur des experts extérieurs à la pointe des technologies.

Nouveaux paradigmes

"Le numérique est en train d’établir de nouveaux paradigmes. La puissance de ses technologies porte les germes de différenciations fortes au niveau des offres de produits et de services, expose Patrick Kron. Nous abordons ce virage du numérique en suivant deux axes : les partenariats avec la recherche publique et l’établissement de liens privilégiés avec les jeunes entreprises innovantes."

Parmi d’autres exemples de partenariats académiques, le PDG cite celui signé le 7 mars dernier avec la City University de Hong Kong sur le développement de systèmes de contrôle avancés pour les villes intelligentes. L’accord avec l’Inria est cependant plus global et plus ambitieux. Pour Michel Cosnard, il "reflète le virage numérique qu’opère actuellement la société et le rôle central que jouent les sciences du numérique dans tous les secteurs de l’économie."

Quatre projets de recherche déjà en cours

Les échanges entre Alstom et l’Inria n’ont pas attendu la signature du partenariat pour se concrétiser. Quatre projets de recherche sont déjà définis, qui débutent cette année. Comme ceux qui suivront, ils reposent sur deux axes visant à toujours mieux garantir la performance des systèmes vendus par Alstom : la modélisation et la simulation avancées pour améliorer la conception d’une part, les systèmes de contrôle-commande pour maintenir les performances en exploitation d’autre part.

Le projet mené pour le transport ferroviaire avec l’équipe de recherche Inria Maestro s’affiche du côté "conception". Il s’attachera à modéliser la performance de réseaux télécoms qui pourraient avoir dans le futur à transmettre à la fois les signaux de contrôle des trains et des données multimédia pour les passagers.

Côté "exploitation", l’équipe de recherche Necs travaillera avec les ingénieurs d’Alstom Hydro pour mieux contrôler les turbines hydrauliques couplées dans les barrages hydroélectriques afin de maintenir leurs performances en cas de perturbation. Avec l’équipe Sumo, il s’agira de développer des algorithmes de régularisation du trafic ferroviaire ; avec l’équipe Dionysos, de générer des outils de simulation capables de calculer la performance de systèmes complexes sur toute leur durée de vie.

Un catalyseur

Ronan Stephan, directeur de l’innovation d’Alstom depuis deux ans, insiste sur la profondeur du rapprochement entre Alstom et l’Inria : "C’est un partenariat très construit. Nous avons travaillé près d’un an à son architecture. Nous avons impliqué toutes les composantes de la maison dans la définition des thèmes et des objectifs." Pour lui, ce partenariat est aussi "un catalyseur, un prétexte extraordinaire pour faire travailler ensemble des ingénieurs des différentes activités du groupe."

Le numérique se prête idéalement à l’objectif que le directeur de l’innovation se donnait quelques mois après son arrivée chez Alstom : développer les synergies entre les différentes activités du groupe et renforcer les liens avec le tissu académique.

Manuel Moragues

Dassault aviation, pilote virtuel

 
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