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Freescale Toulouse : quand un PSE en cache un autre…

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Difficile dialogue entre la direction et une partie du personnel sur le site toulousain de Freescale. L’usine, qui occupe actuellement 1 550 salariés, est confrontée à une double opération de restructuration. En avril dernier, la direction du groupe américain a décidé l’arrêt, avant la fin de l’année, de l’activité communication (produits utilisés dans la téléphonie). Cette décision concerne directement 236 emplois de cadres et ingénieurs du site de Toulouse.

Pour cette activité, un plan de sauvegarde de l’emploi a été ouvert le 3 août. « En deux mois, nous avons trouvé des solutions pour 140 salariés », souligne Michel Abitteboul, responsable de la communication du site.

Dans les faits, le groupe américain Intel vient de se positionner sur la reprise d'une partie de l'activité communication avec, à la clef, le maintien d’une cinquantaine d’emplois. Ces équipes d’ingénieurs en intégration de système resteront basées à Toulouse où Intel a loué des locaux au sein même du site Freescale.

Selon les derniers comptes de la direction, une trentaine de salariés a bénéficié de transferts en interne, dont une quinzaine dans la division capteurs, 30 salariés sont en formation longue durée et 30 autres salariés ont trouvé à se reclasser à l’extérieur de l’entreprise. 96 salariés devraient se voir notifier leur licenciement d’ici la fin de la semaine. « Ces salariés continueront à être accompagnés dans leur démarche de reclassement », précise Michel Abitteboul. Le cabinet de reclassement DBM, qui assure une permanence sur site avec une équipe d’une quinzaine de personnes, aurait en portefeuille près de 250 offres d’emploi adaptées aux profils des personnels concernés.

De son côté, une partie du personnel de production estime que les comptes ne sont pas bons et s’inquiète pour la suite des événements. Car, outre ce plan de restructuration sur l’activité de communication, Freescale a également annoncé son intention d’arrêter les activités de production du site de Toulouse pour fin 2011, avec la suppression, à cet horizon, de quelque 800 postes. Ne resteraient alors sur le site toulousain qu’entre 500 et 600 postes de R&D.

Depuis le 8 septembre, le site tourne au ralenti, du fait d’un mouvement de grève touchant principalement les opérateurs de production.

Si les syndicats FO, CGC et UNSA sont très majoritaires sur l'ensemble du site, en revanche la CGT, la CFDT et la CFTC donnent le ton du côté des lignes de production. D’où un dialogue de sourds et une union syndicale quasi impossible à trouver. Les réunions avec la direction programmées à la fois pour définir les modalités de retour à l’emploi et les indemnités de départ des personnels ont finalement été suspendues.

Face à la radicalisation de certains, la direction a proposé de reprendre les négociations qu’une fois certaines conditions remplies, dont le libre accès au site. Certains grévistes bloquent en effet régulièrement l’entrée du site, avant d’être délogés par la police. Une nouvelle réunion entre syndicats et direction prévue aujourd’hui a même été annulée. Un nouveau rendez-vous reste à fixer.

De notre correspondante en Midi-Pyrénées, Marina Angel

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