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"Il pourrait ne plus y avoir que deux réseaux télécoms en France", selon Jean-René Fourtou (Vivendi)

Actus Reuters Dans un entretien au quotidien Le Monde publié le 4 octobre, le président du directoire de Vivendi Jean-René Fourtou dit espérer obtenir pour la filiale télécoms SFR une valorisation supérieure à 15 milliards d'euros.
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Il pourrait ne plus y avoir que deux réseaux télécoms en France, selon Jean-René Fourtou (Vivendi)
"Il pourrait ne plus y avoir que deux réseaux télécoms en France", selon Jean-René Fourtou (Vivendi) © SFR

Le président du conseil de surveillance du conglomérat Vivendi fait enfin la lumière sur la stratégie du groupe français. En effet, en septembre, Vivendi a officialisé sa volonté de scinder en deux son portefeuille d'activités avec, d'un côté, une division "médias & contenus" incluant le groupe de télévision Canal+, la maison de disques Universal Music Group et l'opérateur brésilien GVT, et, de l'autre côté, l'opérateur télécoms SFR.

SFR, qui pourrait être scindé du reste du groupe via une mise en Bourse, est également régulièrement cité comme une cible potentielle pour des opérateurs aux poches pleines comme le géant américain AT&T.

Prié de dire si le groupe a reçu des marques d'intérêt pour sa filiale, Jean-René Fourtou a répondu par la négative dans une interview au Monde le 4 octobre.

"Personne ne nous a sollicités pour l'instant. Si cela arrivait, nous dirions non. Ce n'est pas le moment d'envisager une cession", déclare-t-il, en disant miser sur un redressement du marché des télécoms, dégradé par l'arrivée de Free sur le marché français du mobile en janvier 2012.

A la somme de 15 milliards d'euros pour le rachat de SFR évoquée par Le Monde, Jean-René fourtou répond : "Ce n'est pas assez !". "Je parie qu'avant trois ans nous retrouverons la valorisation qui était en vigueur lors du rachat en 2011 des 44 % de SFR détenus par Vodafone. C'est un challenge mais c'est faisable."

La transaction avait alors valorisé l'opérateur 6,2 fois son Ebitda 2010, qui s'était établi à 3,97 milliards d'euros.

Jean-René Fourtou indique par ailleurs que le montage pour aboutir à la scission de SFR est toujours en cours de réflexion, expliquant que l'opérateur pourrait au final rester dans l'entité Vivendi alors que les activités médias seraient scindées du groupe.

"SFR devrait dégager 2,8 milliards d'euros de résultat brut cette année et il peut donc mieux supporter une part de la dette du groupe, qui sera beaucoup réduite après les cessions", explique-t-il.

Une telle structure permettrait également au groupe de continuer à bénéficier de certains avantages fiscaux.

Pas de revente immédiate de SFR, si l'on en croit le président du conseil de surveillance : "SFR a un potentiel de croissance très important. Le seul problème, c'est que cette hausse de la consommation implique des investissements majeurs (...)Il n'y a guère que SFR et Orange qui peuvent tenir le rythme, avec 1,6 milliard d'euros d'investissement par an pour nous".

Jean-René Fourtou évoque tout de même la possibilité d'une fusion entre SFR et son concurrent Bouygues Telecom : "(L)e contexte pousse à une mutualisation des infrastructures. Celle que nous avons commencée avec Bouygues Telecom est un grand pas en avant : elle permet à nos deux groupes d'économiser des investissements. Cela n'exclut pas d'autres accords par la suite avec d'autres opérateurs. A terme, il pourrait ne plus y avoir que deux réseaux en France".

(avec Reuters)

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