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100 Digital : Dassault Systèmes, Ubisoft et Criteo mènent la danse du logiciel made in France

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Les 100 premiers acteurs français du digital accélèrent leur croissance avec un bond de leur chiffre d’affaires de 13% en 2014 selon l'Afdel. Les services internet et les jeux vidéo constituent les deux moteurs de cette dynamique, même si le logiciel se redresse aussi grâce au cloud.

Le digital français est en pleine forme. C’est ce qui ressort du 100 Digital, le classement des 100 premiers acteurs du secteur, publié le 19 mai 2015 par l’Afdel (Association française des éditeurs de logiciel et solutions internet), le SNJV (Syndicat national des jeux vidéo) et le cabinet PwC. Son chiffre d’affaires a bondi de 13% en 2014 à près de 8,4 milliards d’euros, ce qui représente une nette accélération par rapport à 2013 où la croissance était de 6%.

Les services Internet restent le principal moteur de ce développement, avec une explosion de 27%. Ils sont suivis par les jeux vidéo qui progressent de 13%. Si Dassault Systèmes caracole toujours en tête du classement, avec un chiffre d’affaires en logiciels et services internet de plus de 2 milliards d’euros en progression de 8,2%, l’éditeur de jeux vidéo Ubisoft s’octroie la deuxième place avec un revenu de 1,44 milliard d’euros, en hausse de 14,6 %. Le spécialiste des services internet de publicité Criteo arrive en troisième position, avec un chiffre d’affaires de 745 millions d’euros et une croissance de 68%.

Le top 10 du classement général

(1) Le chiffre France de Dassault S est une estimation
(2) Estimations - Exercice terminant au 31/03/2013
(3) La société ne reconnait pas la validité de cette estimation

Pas assez d'ETI

Même le logiciel (hors jeux vidéo) accélère son développement avec une progression de 10%, contre seulement 2% en 2013. Cette amélioration s’explique par la migration des éditeurs vers le modèle du SaaS (Software as a service). Les 66 éditeurs, qui vendent du logiciel sur le cloud, voient leurs revenus sur ce modèle croître de 15%. Mais paradoxalement, Dassault Systèmes ne figure même pas dans le Top 20 des fournisseurs de services SaaS. "Ceci tient à la spécificité du marché des logiciels de CAO et PLM, justifie Jamel Labed, président de l’Afdel. Ici, le modèle du cloud ne s’est pas encore développé comme dans les logiciels de gestion de la relation client ou des ressources humaines."

Les perspectives s’annoncent radieuses. "Au-delà du cloud, d’autres locomotives comme le big data, l’internet des objets ou l’usine numérique vont tirer le développement du digital français dans les années à venir", confie le patron de l’Afdel. Mais le secteur reste fortement atomisé avec très peu d’entreprises de taille intermédiaire (ETI). Seuls douze acteurs réalisent plus de 100 millions d’euros de chiffre d’affaires et les dix premiers s’accaparent 65% du revenu du Top 100.

Du mal à trouver des financements

Les PME et TPE, qui forment l’écrasante majorité des 3000 éditeurs français, ont toujours du mal à grandir pour entrer dans la catégorie ETI. "S’il devient facile en France de financer la création de start-up, il reste compliqué de financer la croissance, explique Jamel Labed. Or le logiciel réclame de fonds lourds. Dès qu’on a besoin de 10 ou 20 millions d’euros, on a du mal à trouver des financements. C’est pourquoi il faut créer un Nasdaq européen."

La situation bouge toutefois par le biais de la consolidation. Le chiffre d’affaires du 100e du classement est passé ainsi de 10 millions d’euros en 2013 à 14 millions en 2014. Pour croître plus vite, des acteurs comme Ullink, GFI Informatique, Berger-Levrault, Oodrive ou encore TalentSoft ont choisi la croissance externe. "Et pour la première fois, les rachats d’acteurs étrangers par des français dépassent ceux de français par des étrangers", se félicite Jamel Laded. Une tendance à confirmer.

Ridha Loukil

Le top 10 des éditeurs de logiciels
Inclu les licences, maintenance & support, SaaS (hors services de conseil/intégration/formation)

Le top 10 dans les services Internet

(1) La société ne reconnait pas la validité de cette estimation
(2) Ne prends pas en compte la part du CA reversé aux E-commerçants (Editeurs de logiciels...)

Le top 10 des éditeurs de jeux vidéo

(1) Estimations - Exercice terminant au 31/03/2013    
(2) Données 2013 sur lesquelles la société souhaite uniquement communiquer     
(3) estimations à partir des 9 premiers mois  

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