400 suppressions de postes chez Nokia France d’ici 2018

Nokia s’attaque à la réorganisation de ses installations françaises, en particulier celles héritées d’Alcatel-Lucent.

Le finlandais compte réduire les effectifs de 400 postes d’ici 2018, supprimer tous les sièges en France et réunir les effectifs sur les seuls sites de Nozay-Villarceaux (Essonne) et Lannion (Côtes-d’Armor).

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400 suppressions de postes chez Nokia France d’ici 2018
Un an après l'annonce du rachat d'Alcatel-Lucent, Nokia s'attaque à la réorganisation de ses actifs en France. Photo de Rajeev Suri, CEO de l'équipementier finlandais.

Un an tout juste après l’annonce de l’absorption d’Alcatel-Lucent, le finlandais Nokia s’attaque à la "rationalisation de son organisation" (sic) en France. Le communiqué de l’équipementier poursuit dans l’euphémisme en expliquant que l’objectif de Nokia est d'atteindre une "synergie de coûts opérationnels de l'ordre de 900 millions d'euros d'ici fin 2018". Comprenez "réduction" des coûts. Et donc suppression de postes.

Lannion et Villarceaux seuls sites conservés

La plupart des décisions présentées pour la France s’inscrivent dans la continuité du plan Shift de l’ère Michel Combes, DG d’Alcatel-Lucent jusqu'à la fusion. Ainsi, les Bell Labs de Nozay (Essonne) et Lannion (Côtes-d’Armor) sont maintenus pour la 5G, le cloud et l'IoT. Mais ce sont aussi sur ces deux sites que seront regroupés toutes les équipes y compris celles des différents sièges installés en France. Nokia annonce également l’arrêt progressif des activités 3G, 4G et gestion des données d'abonnés d’Alcatel-Lucent.

La suppression de tous les sièges

Nokia dit confirmer ses engagements auprès du gouvernement français parmi lesquels le maintien de 4200 emplois pendant deux ans. Il va créer 500 postes de R&D dans les trois prochaines années dont 300 réservés à de nouveaux diplômés (des dispositions prises dès la fusion). Mais 400 postes seront supprimés sur le territoire d'ici à début 2018 - principalement dans les fonctions centrales et de support.

Des effectifs déjà inférieurs aux engagements, selon les syndicats

L’intersyndicale CFDT – CFE/CGC – CGT – CFTC a immédiatement protesté dans un communiqué indiquant qu’à l’issue du dernier PSE, "l’effectif actuel était d’ores et déjà sous la barre des 4200 et le plan annoncé creuse ce déficit. Concernant les créations de postes de R&D, la direction reporte à fin 2018 le solde de ces embauches." Les représentants du personnel soulignent aussi que le plan Shift a déjà "divisé par 2 les effectifs du groupe en France et conduit à la fermeture ou la cession de 8 sites sur 13 ces deux dernières années", ajoutant que "les derniers licenciements coercitifs ayant eu lieu ces dernières semaines." Ils souhaitent être reçus à Bercy dans ce cadre d’autant que, selon eux, "la direction souhaite aller vite sur la procédure de PSE et prévoit le premier CCE dès la mi-avril."

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