Les deux premiers satellites d'Amazon auront mis du temps à quitter leurs entrepôts, mais les voilà désormais en orbite autour de la Terre, après leur lancement depuis la Floride vendredi 6 octobre, comme le rapporte Fortune.
Pensés comme des premiers pas indispensables à la mise à l'essai de la technologie du géant du e-commerce, ils ont été baptisés KuiperSat-1 et KuiperSat-2, du nom du projet de constellation de satellites capables de fournir un service de connexion à Internet depuis l'espace. Ce dernier, annoncé par Amazon dès 2019, consiste en le déploiement d'une flotte de 3326 engins capables de concurrencer le service Starlink de SpaceX.
Un retard accumulé et un objectif ambitieux
Mais la firme spatiale d'Elon Musk n'est pas près de se sentir menacée, au vu du retard accumulé par Amazon ces dernières années. KuiperSat-1 et KuiperSat-2 auraient initialement dû décoller l'an dernier ; un calendrier que l'entreprise n'a pas pu assumer à cause du retard de développement d'un premier lanceur. Finalement, c'est un Atlas V de la joint-venture américaine United Launch Alliance (ULA) qui a été choisi, malgré ses capacités nettement supérieures aux besoins des deux prototypes, lesquels pèsent 600 et 700 kilogrammes.
La multinationale n'a pas pu choisir Blue Origin, la société de son fondateur Jeff Bezos, pour son premier lancement, bien qu'elle fasse partie avec ULA et Arianespace des entreprises retenues dans le contrat signé en 2022. Son lanceur New Glenn n'est à ce jour toujours pas opérationnel. Récemment, des actionnaires ont d'ailleurs intenté une action en justice contre le conseil d'administration d'Amazon, fragilisant encore davantage la viabilité du Projet Kuiper, après le refus de sélectionner SpaceX au profit de Blue Origin.
Le mastodonte Amazon n'aura en effet plus d'autre choix que de mettre les bouchées doubles, une fois ses prototypes validés, s'il souhaite concrétiser un jour son rêve de constellation et rattraper l'avance considérable de Starlink en la matière. La licence qu'il a obtenue de la Commission fédérale des communications outre-Atlantique exige en effet que la moitié de ses satellites, soit 1663 appareils au total, soient lancés d'ici à 2026.

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