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Deutsche Telekom et AT&T restent mobilisés pour T-Mobile USA

Le premier opérateur voulait vendre au second opérateur sa filiale américaine. Le département américain de la Justice a déposé une plainte antitrust contre ce rachat de 39 milliards de dollars. Deutsche Telekom et AT&T entendent se battre.
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Deutsche Telekom et AT&T restent mobilisés pour T-Mobile USA
Deutsche Telekom et AT&T restent mobilisés pour T-Mobile USA © chrysinplymouth - Flickr - C.C

Le rachat à Deutsche Telekom de sa filiale T-mobile USA, annoncé le 31 mars 2011, devait permettre à l'opérateur AT&T de se hisser à la première place sur le marché américain du mobile, devant Verizon Wireless. Il est aujourd'hui menacé. Le département américain de la Justice, qui veille à la concurrence, vient en effet d'annoncer qu'il envisage de faire bloquer cette acquisition.

À l'occasion d'une conférence de presse, un représentant de ce département a détaillé les motifs ayant conduit l'institution à déposer une plainte antitrust à la cour d'appel du district de Columbia. Il a entre autres estimé qu'une absorption de T-Mobile USA (33,7 millions de clients) se traduirait par des "prix plus élevés, des choix plus limités et des produits de moindre qualité" pour "des dizaines de millions de consommateurs." Avant de préciser que le rachat "éliminerait T-Mobile, un concurrent agressif, de ce marché" dominé par quatre grands opérateurs (AT&T, T-Mobile, Verizon et Sprint Nextel).

"Le perdant"

Dans un communiqué, AT&T s'est déclaré "surpris" et "déçu" par cette décision. L'opérateur souligne que ses rencontres régulières avec les membres du département de la Justice ne lui avait pas laissé entrevoir l'hypothèse d'une telle action, qu'il entend "combattre vigoureusement". Il s'agit pour lui de défendre une stratégie consistant à accroître sa base d'abonnés et ses investissements, mais aussi à se donner les moyens d'étendre la couverture de son réseau 4G aux États-Unis.

Pour Deutsche Telekom, la pilule est d'autant plus amère que le désengagement de T-Mobile USA devait lui permettre de réduire de 13 milliards d'euros sa dette nette (évaluée à 43,3 milliards d'euros au 30 juin 2011). Et de se désengager d'un pays ne figurant plus sur la liste de ses priorités stratégiques : sur les six premiers mois de 2011, le chiffre d'affaires de Deutsche Telekom est en recul de 9% aux États-Unis par rapport au premier semestre 2010, à 7,3 milliards d'euros.

Qualifié de "perdant" par le Wall Street Journal, l'opérateur historique allemand a d'ores et déjà annoncé qu'il se ralliera aux efforts d'AT&T pour défendre le rachat. Le contraire serait étonnant. Selon le quotidien financier, il n'a pas pour l'instant évoqué de "plan B". Il aurait aussi déjà suffisamment de problèmes à régler en Europe, notamment en Grèce où il détient des participations dans OTE, pour ne pas chercher une issue rapide à son problème américain.
 

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