Actualité web & High tech sur Usine Digitale

Recevez chaque jour toute l'actualité du numérique

x

[Intelligence artificielle] En Chine, les clients peuvent déjà payer juste avec leur visage

Vu ailleurs Vidéo Grâce aux nouvelles performances des algorithmes de deep learning et de vision par ordinateur, les technologies de reconnaissance faciale atteignent des niveaux de précision permettant des applications financières. En Chine, plusieurs entreprises planchent sur le sujet et leurs solutions sont d'ores et déjà adoptées. D'après la MIT Technology Review, le "Paying with your face" est une des dix technologies de rupture qui marqueront l'année 2017. Reste à savoir si elle sera acceptée en dehors des frontières chinoises.

Twitter Facebook Linkedin Flipboard Email
×

Souriez, vous payez !
[Intelligence artificielle] En Chine, les clients peuvent déjà payer juste avec leur visage © Face ++

Chaque année, la MIT Technology Review se prête au même exercice : sélectionner les dix technologies de rupture qui marqueront les douze prochains mois. Dans le cru 2017, la revue du Massachussets Institut of Technology a notamment identifié le "paying with your face". Spécialiste des technologies d'intelligence artificielle, le journaliste Will Knight raconte comment en Chine, les clients peuvent d'ores et déjà payer en présentant simplement leur visage à une caméra grâce aux technologies de reconnaissance faciale.

 

La reconnaissance faciale existe depuis plusieurs années, mais depuis peu de temps seulement sa précision (boostée par les algorithmes de deep learning et de vision par ordinateur) permet un usage pour des applications financières. L'une des start-up les plus prometteuses dans le domaine s'appelle Face ++. Basée dans la banlieue de Pékin, elle a mis au point un logiciel capable d'identifier une personne avec un très haut degré de précision. "Sur un écran, une vidéo montre que le logiciel suit en simultané 83 points différents de mon visage. C'est un peu effrayant, mais indéniablement impressionnant", raconte le journaliste qui a pu visiter les locaux de la jeune entreprise.

 

Alipay et le Uber chinois l'utilisent déjà

Plus impressionnant encore, cette brique technologique n'est pas qu'au stade du prototype. Elle est d'ores et déjà utilisée au sein de plusieurs applications, notamment dans Alipay, l'application de paiement mobile utilisée par plus de 120 millions de personnes en Chine. Didi, le Uber chinois, utilise également la solution de Face ++ pour permettre aux passagers de confirmer l'identité du conducteur. Le gouvernement s'appuie aussi sur cette brique pour identifier des suspects sur des vidéos issues de caméras de surveillance, omniprésentes sur le territoire.

 

Face ++ n'est pas la seule entreprise en Chine à plancher sur ce type de technologie. Baidu, l'équivalent de Google en Chine, a multiplié ses efforts en R&D dans ce domaine. Lors d'un show télévisé, dont le jeu consistait à reconnaître des adultes à partir de photos d'eux enfant, son logiciel a surpassé les experts humains. Le géant du web a également développé une fonctionnalité permettant aux voyageurs de payer un billet de train simplement en présentant leur visage à une caméra. Baidu collabore aujourd'hui avec les autorités de Wuzhen, une région touristique du pays, pour permettre aux visiteurs de payer et d'accéder aux attractions sans avoir besoin d'acheter et de présenter un ticket.

 

Une expérience "sans couture"

Des complexes résidentiels utilisent également la technologie comme système de contrôle d'accès et de nombreux restaurants et enseignes étudient la solution pour proposer à leurs clients une expérience plus fluide. Non seulement, les personnes n'auraient plus besoin de passer en caisse, mais un système de notification relié à la caméra d'entrée pourrait alerter le vendeur ou le serveur de manière à ce qu'il puisse accueillir les clients en les appelants par leur nom. Ce genre de parcours est déjà proposé par certaines entreprises mais tous nécessitent, pour le moment, que le client dispose de l'application adéquate sur son smartphone ou qu'il dépose son empreinte digitale. Ici, l'expérience proposée devient réellement "sans couture". Reste à savoir si ce type de technologie (accepté en Chine où la dimension contrôle est très présente) sera toléré ailleurs. 

 

Démonstration en vidéo

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

 
media
Suivez-nous Suivre l'Usine Digitale sur twitter Suivre l'Usine Digitale sur facebook Suivre l'Usine Digitale sur Linked In RSS Usine Digitale