Panne d'Orange : résultats de l'audit fin juillet, rapport final en septembre

Après les douze heures de perturbation du réseau mobile pour 27 millions d'utilisateurs le week-end dernier, Orange mène un audit et prend une "leçon d'humilité".

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Panne d'Orange : résultats de l'audit fin juillet, rapport final en septembre

Il a rencontré la ministre de l'Economie numérique Fleur Pellerin mercredi après-midi et sera auditionné prochainement par l'Arcep, l'autorité de régulation des télécoms.

Stéphane Richard, le PDG d'Orange, n'en finit pas de s'expliquer sur la panne génate qui a affecté le réseau mobile de l'opérateur entre vendredi 6 et samedi 7 juillet derniers. Il a d'ailleurs confirmé mercredi l'"origine logicielle" de la panne, indiquant que l'audit mené par ses services livrerait ses premières conclusions fin juillet.

Une version exhaustive de cet audit sera publiée en septembre, a précisé le patron d'Orange devant la Commission des affaires économiques de l'Assemblé nationale.

Le PDG d'Orange a de nouveau évoqué un "incident rarissime de par son ampleur" et "très spectaculaire", soulignant qu'il constituait "une leçon d'humilité" pour l'opérateur historique du téléphone français.

"Je confirme l'origine logicielle qui a affecté un des éléments du réseau mobile. Le problème est survenu au coeur du réseau, composé de vingt-sept machines, installées sur une quinzaine de sites différents, et fabriqué par Alcatel-Lucent", a expliqué Stéphane Richard.

"C'est un matériel de dernière génération, mis en place en mai 2012. Chaque année, on procède à des mises à jour logicielles, et une des mises à jour est intervenue 48 heures avant l'incident,. Il semblerait que ce soit lors de cette mise à jour qu'il y ait eu un problème, c'est la cause-source de l'incident", a-t-il précisé.

"L'anomalie créée par cette mise à jour n'a pas fait l'objet d'une alerte automatique, on est peut-être dans le défaut de conception ou la défaillance humaine, je ne le sais pas encore", a résumé le PDG.

"Du coup, la redondance (soit le doublement ou le triplement des systèmes par sécurité) prévue dans le système n'a pas fonctionné", a-t-il expliqué.

La panne "n'est a priori pas liée à une agression informatique, par un hacker ou autre, ce n'est pas l'afflux de trafic qui a créé le problème, et ce n'est pas lié à un sous-investissement dans l'équipement", s'est défendu M. Richard.

Publication de l'audit interne le 10 septembre

Il a indiqué avoir remis en début d'après-midi à la ministre de l'Economie numérique Fleur Pellerin, qui l'avait convoqué à Bercy, un premier rapport "qui détaille la description de l'incident et les investigations que nous faisons".

"J'ai demandé la conclusion de l'audit interne pour le 10 septembre, et il y aura un rapport d'étape fin juillet", a-t-il précisé.

Stéphane Richard a également tenu à répondre au président de l'Autorité de régulation des télécoms, qui avait déploré hier le fait de n'avoir pas été alerté directement de la panne par Orange.

"Nous n'avons pas d'obligation juridique d'informer l'Arcep", a tenu à souligner M. Richard.

"Cet événement a eu une grande portée médiatique, et la particularité de la société d'aujourd'hui est que cela s'est su quasi immédiatement grâce aux réseaux sociaux par exemple, ce qui fait que gérer l'information, notamment en direction des autorités publiques, prend une portée différente", a-t-il ajouté.

"Il y a 20 ans, c'était bien d'avoir des circuits de crise avec des numéros de téléphones à appeler, mais aujourd'hui il est difficile qu'un responsable n'apprenne" pas une telle information via des canaux comme internet, selon lui.

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