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Bras robotique, imprimante de circuits électroniques, automate de labo : 3 innovations qui bousculent la production

L'accélérateur Haxl R8R, basé par Shenzhen en Chine mais créé par un Français, met sur orbite de nombreuses start-up innovantes dans le hardware. Dans sa dernière promotion, trois jeunes pousses proposent des innovations de nature à bousculer les modes de production.
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C'est au cœur de Shenzhen, au sud de la Chine, l'une des usines du monde, qu'est implantée la structure "Haxl R8R". Cet accélérateur (comme son nom l'indique) a été créé en 2011 par un Français, Cyril Ebersweiler. Il attire chaque année des porteurs de projets du monde entier qui y développent, en une centaine de jours, des innovations matérielles surprenantes. La dernière promotion en date, qui compte dans ses rangs le français Prynt (l'inventeur d'un module permettant de transformer un smartphone en imprimante photo façon Polaroid), vient de présenter ses innovations lors d'un "démo day" à San Francisco. La cuvée 2014 comporte plusieurs start-up qui comptent bien transformer notre façon de fabriquer des objets. Présentation.

Katia : le bras robotique pour tous

 

 

L'ambition de la start-up Katia (acronyme de "Kick ass trainable intelligent arm, soit "bras intelligent évolutif qui déchire") est de démocratiser la technologie du bras robotique, du type de ceux que l'on voit dans les usines automobiles. Katia veut rendre cette brique technologique accessible et en open source, là où la technologie est actuellement fermée, complexe et onéreuse. Pour cela, elle veut vendre un kit de développement à prix plancher (à partir de 500 dollars, pour une version miniature, et environ 2000 dollars pour un modèle standard) et permettre aux développeurs de s'approprier son bras robotique customisable et versatile grâce à une plate-forme ouverte. On peut fixer à peu près ce que l'on veut au bout de ce bras robotique : un appareil photo, une caméra ou encore une tête d'extrusion pour imprimante 3D.

Voltera : pour fabriquer facilement des circuits imprimés

 

 

L'impression 3D permet de prototyper facilement le design extérieur d'objets, mais pas la partie électronique. Cela va bouger avec l'imprimante Voltera qui permet de fabriquer des circuits imprimés en appliquant des couches de nanoparticules d'argent sur différentes surfaces. De quoi "réduire la frustration lié aux modes de fabrication traditionnels", jugent les concepteurs canadiens de l'objet qui pourraient faire le bonheur des makers.

OpenTrons : un assistant robotique dans les labos de biotechs

 

 

La vie d'un scientifique consiste parfois à déplacer le contenu d'une pipette d'un tube à un autre, dans une série de manipulations longues et complexes. L'alternative, c'est de confier ce travail à une machine, mais ce type d'équipement professionnel peut coûter des centaines de milliers de dollars.

OpenTrons a conçu un "automate de laboratoire", sur le modèle de l'imprimante 3D, disponible à partir de 2000 dollars. L'équipement est open source, et le logiciel qui permet de le programmer sert à créer des protocoles biologiques automatiques, à partager sur le modèle du peer-to-peer. Les travaux d'un laboratoire pourront donc facilement bénéficier à d'autres chercheurs qui disposent aux aussi de l'Open Trons et du logiciel Mix-Bio. Une petite révolution dans le monde des biotechs.

Sylvain Arnulf

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