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L'IRT b<>com sort ses premiers produits

L’Institut de recherche technologique basé à Rennes, après une montée en puissance au pas de course, est en mesure de livrer ses premières solutions, dans les domaines de l’hypermedia (images 4K et son 3D), de la protection des fichiers vidéo et de l’e-santé.
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L'IRT bcom sort ses premiers produits
L'IRT b<>com sort ses premiers produits

Deux ans d’existence, des projets lancés depuis seulement 12 ou 18 mois, mais l’IRT b<>com tient à montrer qu’il répond déjà à sa vocation : "une mise en commun de moyens et de compétences par des partenaires académiques et industriels, tout en gardant une posture de start-up qui doit livrer des solutions et des logiciels", résume Vincent Marcatté, le président de b<>com.

Avec ses poids lourds industriels (Orange, TDF, Thomson Video Networks), sa vingtaine de PME et ses 14 laboratoires, l’IRT s’est focalisé sur 3 thèmes. L’hypermedia (images ultra HD et son 3D, compression, réalités virtuelle et augmentée...), les réseaux à ultra haut débit (la 5G en ligne de mire), et l’e-santé comme domaine d’application prioritaire. Deux cents personnes - dont 80 salariés de l’IRT - y travaillent, avec un budget de 160 millions d’euros.

C’est dans l’e-santé qu’un transfert de technologie est en cours avec la société de télémédecine Etiam. Un protocole qui permettra la transmission directe d’images et de vidéo médicales, aujourd’hui véhiculées sur des disques… À côté de la médecine connectée, b<>com développe aussi la médecine augmentée : des dispositifs de réalité augmentée pour guider le geste des chirurgiens.

Direct du labo au marché

L’IRT affiche aussi son premier client extérieur au consortium : une entreprise allemande qui a acheté la première licence d’un logiciel de marquage numérique de fichiers vidéo UHD. Dans ce secteur de la vidéo, face aux géants asiatiques des écrans (déjà 20 % d’écrans de TV 4K au Japon…), les Rennais affirment leur stratégie : inutile de participer à la course à la définition. "Mieux vaut se consacrer à augmenter le nombre d’images par secondes, dont l’incidence sur la qualité d’image est bien plus probante pour le spectateur ", indique Bertrand Guilbaud, directeur général de b<>com. Pour passer de 30 ou 60 images/s, le standard actuel, à 120 voire 250 images/s, comme le permettent déjà certaines caméras, les partenaires de l’IRT se positionnent sur les outils de production et de transports (compression) des images. Ce type de performances pourrait aussi être utile dans des applications médicales. Pour 2015, b<>com annonce la sortie de la deuxième version de son outil de lecture 4K et son 3D, ainsi que des logiciels pour faciliter l’interopérabilité des systèmes de réalité virtuelle, dont le déploiement est aujourd’hui freiné pour des raisons d’incompatibilité.

Viendront ensuite, dans les deux années suivantes, 15 solutions technologiques et d’une soixantaine de briques logicielles. "Mon objectif pour 2020 est que l’IRT soit autonome financièrement aux minima à 50 %", affirme Bertrand Guilbaud.

Thierry Lucas

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