Recevez chaque jour toute l'actualité du numérique

x

Face aux soupçons d'espionnage, Kaspersky a relocalisé les données de ses clients en Suisse

Kaspersky annonce avoir terminé la relocalisation de tous les traitements de données de ses utilisateurs européens mais aussi américains, canadiens et de la région Asie-Pacifique (hors Chine) dans son centre de données en Suisse. Ce transfert est une manière pour l'entreprise de répondre aux soupçons d'accointance avec les services de renseignement russes émis par Washington.
Twitter Facebook Linkedin Flipboard Email
×

Face aux soupçons d'espionnage, Kaspersky a relocalisé les données de ses clients en Suisse
Face aux soupçons d'espionnage, Kaspersky a relocalisé les données de ses clients en Suisse © Kaspersky

Kaspersky a achevé le transfert des données de ses clients européens, américains et canadiens dans son data center de Zurich en Suisse, à l'issue d'un processus de trois ans. "La relocalisation du traitement et du stockage des données est complètement terminée", a annoncé l'entreprise russe de cybersécurité dans un communiqué publié le 17 novembre.

Kaspersky ajoute qu'il a également transféré le stockage et le traitement des données à Zurich pour un certain nombre de pays d'Asie-Pacifique, tels que l'Australie, la Nouvelle-Zélande, le Japon, le Bangladesh, le Brunei, le Cambodge, l'Inde, l'Indonésie, la Corée du Sud…

Mettre fin aux soupçons d'espionnage gouvernemental
Ce transfert de données s'inscrit dans le cadre de la "Global Transparency Initiative" (GTI) lancé en octobre 2017 par Kaspersky, qui était soupçonné par les Etats-Unis de collaborer avec les services secrets russes.

Washington avait utilisé cet argument pour interdire l'usage des logiciels Kaspersky par les agences gouvernementales. Le bureau chargé des achats du gouvernement fédéral américain (GSA) avait également retiré Kaspersky Labs de la liste des vendeurs agréés.

"Le gouvernement russe, qui pourrait agir seul ou avec la collaboration de Kaspersky, pourrait profiter des produits de Kaspersky pour accéder à des documents et des systèmes informatiques du gouvernement fédéral et les compromettre, ce qui a un impact direct sur la sécurité nationale des Etats-Unis", expliquait à cette époque la ministre de la Sécurité intérieure par intérim, Elaine Duke, dans un communiqué.

Kaspersky a toujours nié son implication
Kaspersky a toujours nié ces accusations et affirmait être "injustement accusé sans preuve concrète pour étayer ces fausses allégations". "Kaspersky Lab a toujours reconnu fournir des produits et services appropriés aux gouvernements du monde entier pour les protéger des menaces informatiques, mais nous n'entretenons pas de liens contraires à l'éthique avec quiconque et nous ne sommes liés à aucun gouvernement, y compris au gouvernement russe", arguait l'entreprise dans un communiqué.

Outre cette relocalisation, Kaspersky a annoncé l'ouverture d'un nouveau "centre de transparence" en Amérique du Nord en collaboration avec CyberNB, l'équivalent de l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (Anssi) au Canada. Ce nouveau centre, localisé au Nouveau-Brunswick, sera opérationnel en 2021 et deviendra le cinquième "centre de transparence" de Kaspersky. Les quatre autres sont situés en Suisse, en Espagne, au Brésil et en Malaisie.

Développés dans le cadre de la GTI, ces centres de transparence permettent d'accueillir des organismes gouvernementaux désireux d'examiner le code source, les mises à jour logicielles, les règles de détection des menaces et autres processus techniques et commerciaux de l'entreprise.

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

1 commentaire

Euro Data Protection
20/11/2020 10h08 - Euro Data Protection

Il est dommage que l'article n'explique pas en quoi le simple transfert des données en Suisse permet de ne plus être soupçonneux... Bonne journée

Répondre au commentaire | Signaler un abus

 
media