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France Telecom/Orange : le nombre de départs non remplacés connu en fin d'année

L'environnement difficile créé par la crise et la nouvelle concurrence de Free Mobile obligent le groupe à ne pas remplacer chacun des 2 000 départs annuels.
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France Telecom/Orange : le nombre de départs non remplacés connu en fin d'année
France Telecom/Orange : le nombre de départs non remplacés connu en fin d'année © DR

Le directeur des ressources humaines de France Télécom-Orange, Bruno Mettling, a confirmé le 10 juillet les propos de la semaine dernière du PDG Stéphane Richard. Soit la nécessité de ne pas remplacer tous les départs pour faire face au nouvel environnement économique dans un secteur déjà très concurrentiel.

A l'heure actuelle, quelque 2 000 salariés quittent le groupe chaque année, un nombre de départs qui va monter en puissance pour atteindre quelque 6 000 départs annuels dans les années 2020. Selon Bruno Mettling, d'ici cette date, 30 000 départs sont attendus.

"Nous ne recruterons pas au même rythme que les trois dernières années, nous devons nous adapter", a-t-il indiqué à l'AFP, précisant que le "rythme n'est pas encore établi et qu'il le sera avant la fin de l'année".

"Il portera sans doute sur les trois prochaines années", a précisé le DRH, lors d'une rencontre avec la presse portant sur la présentation d'un baromètre social réalisé par le groupe tous les six mois.

"Le volume de recrutement est très clairement la manière dont nous allons adapter l'emploi", a insisté M. Mettling, relevant que le groupe a "une pyramide des âges qui fait que nous allons connaître un volume de départs en retraite".

"Nous avons une entreprise qui peut avec le volume des recrutements qu'elle fait, adapter le nombre d'emplois sans remettre en cause la situation des collaborateurs", a insisté M. Mettling.

Les deux autres opérateurs historiques, SFR et Bouygues Telecom, ont récemment annoncé des plans de départs volontaires, pour s'adapter à l'arrivée du concurrent Free Mobile.

Au printemps, l'Autorité de régulation des télécoms (Arcep) avait estimé que l'arrivée de Free pourrait détruire jusqu'à 10 000 emplois chez ses concurrents, tandis que la fédération FO a de son côté parlé de 30 000 à 60 000 emplois directs ou indirects menacés.

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