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La néobanque N26 affiche sa bonne croissance

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En un an, la néobanque allemande N26 a séduit 200 000 clients français. La fintech veut rapidement atteindre le million de clients dans l'Hexagone. En 2018, elle va s'attaquer aux marchés britannique et américain et elle prévoit une offre dédiée aux entreprises.

La néobanque N26 affiche sa bonne croissance
La néobanque N26 affiche sa bonne croissance © N26

N26 ne semble pas souffrir de l'arrivée d'Orange Bank dans l'Hexagone. La néobanque allemande profite du Paris Fintech Forum, qui se tient les 30 et 31 janvier 2018 au palais Brongniart, pour vanter sa bonne croissance sur le marché tricolore. Elle vient de franchir le cap des 200 000 clients français, un an après son lancement. A titre de comparaison, la fintech concurrente Revolut revendiquait 150 000 clients français en novembre 2017. "Nous avons gagné nos 100 000 premiers clients en sept mois, puis nos 100 000 autres clients en seulement cinq mois", se félicite Jérémie Rosselli, responsable de N26 pour la France.

 

"Lors du lancement en France il y a un an, nous enregistrions 2000 nouveaux clients par semaine, aujourd'hui c'est plus 5000 nouveaux clients par semaine", poursuit-il. A l'échelle européenne (N26 est désormais présente dans 17 pays), la néobanque gagnerait 2000 nouveaux clients par jour. En août dernier, elle revendiquait 500 000 clients sur le Vieux Continent. Un chiffre qui doit donc être actualisé.

 

Des utilisateurs actifs

Des mises à jour en continu

La stratégie d'acquisition de N26 repose encore en grande partie sur de l'acquisition organique directement liée à la qualité de l'expérience utilisateur proposée. En la matière, N26 distance ses concurrents selon une étude comparative réalisée par D Rating. Cette expérience utilisateur est conçue via une approche itérative centrée sur le client. L'application connaît une mise à jour toutes les deux à quatre semaines.

 

Derrière ces belles performances, plusieurs questions demeurent. D'abord, parmi ces 200 000 clients français combien ont fait de N26 leur banque principale ? La jeune pousse allemande ne divulgue pas cette information mais indique, qu'en moyenne,  les clients français utilisent l'application mobile 20 à 25 fois par mois.

 

Autre inconnue : le nombre de clients payants. N26 commercialise son offre bancaire à travers trois formules : N26 Standard avec un compte gratuit, N26 Black pour 5,90 euros/mois avec une assurance et des garanties supplémentaires (protection de portable, extension de garanties, etc.) et N26 Métal pour 14,90 par mois. "Nous avons lancé cette dernière offre en décembre dernier. L'idée était de réinventer l'offre premium à destination de clients qui ont une appétence pour les services digitaux", explique Jérémie Rosselli.  N26 a ainsi noué un partenariat avec WeWork pour permettre à ses clients premium de bénéficier de l'espace de coworking sans avoir besoin de souscrire à l'abonnement. L'offre devrait s'étoffer avec d'autres services, comme du pressing, gratuits ou proposés à des tarifs avantageux.

 

Mais combien de payants ?

La néobanque ne communique donc pas sur le nombre de clients ayant souscrits aux offres payantes, mais assure que l'offre Black représente une part significative de sa base client et rappelle que ses sources de revenus sont multiples : taux interchange, offre de crédit (en France via un partenariat avec Younited Credit) et en Allemagne avec la distribution de produits d'épargne avec Raisin et de produits d'investissement avec Vaamo.

 

Royaume-Uni, Etats-Unis et B2B

Fort de cette croissance, la fintech confirme ses objectifs ambitieux : atteindre un million de clients en France et plusieurs millions à l'échelle européenne à court terme (un ou deux ans). Pour accélérer, N26 prévoit de mettre l'accent sur la communication et de multiplier les partenariats avec d'autres fintechs grâce à son architecture APIsée. Par ailleurs, la néobanque compte se lancer au Royaume-Uni et aux Etats-Unis cette année. Elle entend également aller au-delà du marché grand public. "Nous avons dans les tuyaux une offre pour les entreprises", confie Jérémie Rosselli. De quoi faire de l'ombre au champion français Qonto ?

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