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Le "no comment" de Orange et Bouygues

Vu ailleurs Un article du Monde du 10 décembre semble confirmer des rumeurs de rachat de Bouygues Telecom par Orange ressurgies en début de semaine. "No comment" répondent les deux groupes. 
mis à jour le 10 décembre 2015 à 17H49
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Le no comment de Orange et Bouygues
Le "no comment" de Orange et Bouygues © Stéphanie Jayet

Un article du Monde relance la rumeur persistante, déjà réapparue le 8 décembre, d’une vente des activités télécoms du groupe Bouygues à Orange. Selon nos confrères, Martin Bouygues aurait pris contact avec Stéphane Richard dans ce sens, ce que des proches du groupe démentent.

 

Orange maintient son "no comment" publié en début de semaine. Le numéro un français ne travaillerait pas de façon avancée sur un rapprochement, même si des discussions de ce type entre grands patrons sont monnaie courante, estime-t-on de source proche. La position d’Orange, à la fois en tant que numéro un français des télécoms et poids lourd européen du secteur, fait de lui l’objet de rumeurs récurrentes. On lui a prêté un intérêt pour Telecom Italia. Rumeur démentie à plusieurs reprises, y compris le 4 décembre dernier sur l'antenne de France Inter, par Stéphane Richard : "Contrairement à certaines rumeurs de presse ou autres conjectures, Orange affirme qu'il n'y a aucun début de discussion avec Telecom Italia, aucun projet de rapprochement, ni directement ou indirectement ." La rumeur Bouygues Telecom fait même ressurgir un intérêt possible du Français pour le néerlandais KPN ou le belge Proximus.


Orange toujours favorable à une consolidation du marché français

"Orange se refuse à commenter les rumeurs de presse qui animent artificiellement le marché depuis maintenant 2 ans. De tous les acteurs des télécoms français, Orange est celui qui a le moins besoin de la consolidation." Le communiqué de l’opérateur reprend en particulier ce dernier argument martelé régulièrement pas son patron, Stéphane Richard. Dans le groupe, on rappelle être favorable à une consolidation du marché, sans pour autant vouloir mener la danse sur le sujet. "Nous sommes ceux qui avons le moins besoin de cette consolidation. Nous sommes les plus forts, les plus gros, ceux qui ont le plus de ressources," déclarait sans nuances Stéphane Richard en début d’année. Le 4 décembre sur France Inter, il a précisément balayé l'hypothèse Bouygues Telecom : "il n'y a pas de négociations, pas de schéma établi, pas d'annonce en 2016 ni même un quelconque calendrier."

 

Le no comment à double sens de Bouygues

Chez l’industriel du BTP, le communiqué du 8 décembre laisse  toute la place à interprétation. "Bouygues indique qu’il n’a aucun projet de sortie des secteurs des télécoms et de la télévision et réaffirme son ancrage durable dans ces deux industries. " L’hypothèse évoquée dans le Monde, d’une vente par le groupe de ses actifs télécoms en échange d’actions Orange reviendrait à se délester de la filiale sans pour autant sortir du secteur.


Reste que de telles rumeurs peuvent aussi tout simplement provenir d’analystes ou d’opérateurs qui ont intérêt à répandre des informations qui font grimper ou chuter les cours de bourse des uns ou des autres. 

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