Bientôt un internet ultra-rapide pour les smartphones

Les appareils mobiles qui rament seront bientôt un mauvais souvenir promet l’entrepreneur américain Steve Perlman. Il a créé un nouveau type d’antenne relais mobile qui génère un signal pour chaque appareil qui passe à proximité au lieu d’émettre une fréquence unique. 

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Bientôt un internet ultra-rapide pour les smartphones

Les adeptes du smartphone dans les grandes villes encombrées s’acharnent souvent sur leur appareil, lorsqu’il ne parvient pas à charger rapidement une page web. Le problème ? Avec la technologie utilisée actuellement pour générer un réseau mobile sans fil, le Long Term Evolution (LTE), les opérateurs installent des antennes relais qui émettent un signal unique. Il touche l’ensemble des appareils mobiles qui passent à proximité. Lorsque trop de personnes sont regroupées autour du même émetteur, la bande passante attribuée à chaque téléphone ou tablette diminue, d’autant plus que les contenus chargés par les utilisateurs sont lourds.

Un entrepreneur américain, Steve Perlman, a créé avec son équipe de chercheurs un nouveau système qui pourrait faire passer ce problème au rayon des antiquités : le pCell. Au lieux d’émettre un signal unique partagé par les mobinautes, cet outil repère chaque téléphone passant à proximité, décrit Businessweek. Il calcule, grâce à des opérations mathématiques complexes, un signal unique, qu’il ne partage avec personne. Lorsque l’utilisateur du smartphone se déplace, le signal est recalculé.

De super calculateurs

Ce travail mathématique est effectué par les serveurs d’un data center. Plus les utilisateurs sont nombreux, plus le nombre de serveurs nécessaires pour effectuer le traitement de données est élevé. Tant qu’ils sont en quantité suffisante, pas de problèmes d’embouteillages. L’utilisateur profite de la totalité de la bande passante de l’antenne relais, sur sa fréquence de signal.

La société Artemis Networks, créée par Steve Perlman pour commercialiser ce produit, veut installer des transmetteurs de signaux pCell sur 350 toits à San Francisco, puis vise New-York, Chicago et Dallas. Pour avoir une force de frappe commerciale suffisante, elle souhaite également devenir partenaire de l’un des géants américains de la high tech : Google ou Microsoft. Pour que le système fonctionne, les entreprises devront investir dans un nombre suffisant de data centers.

Il y a déjà trois ans, Steve Perlman avait présenté un prototype de sa pCell, baptisé DIDO. Les experts s’étaient alors gaussés : ce système ne fonctionnerait jamais. Pour leur prouver le contraire, l’entrepreneur et scientifique a fait une démonstration fructueuse de la version finale de son produit 19 fevrier à l’université de Columbia.

Lélia de Matharel

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