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Softbank prend officiellement le contrôle de WeWork

Suite aux tractations d'hier, le spécialiste de la location de bureaux partagés WeWork s’est résolu à accepter l’offre de Softbank. La start-up passe dans le giron du groupe japonais, qui va y injecter cinq milliards de dollars. Softbank va placer l’un de ses lieutenants à la tête de l’entreprise… en lieu et place du fondateur Adam Neumann, dont la gestion était critiquée.
mis à jour le 23 octobre 2019 à 17H07
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Softbank prend officiellement le contrôle de WeWork
Softbank prend officiellement le contrôle de WeWork © WeWork

C’est fait. Comme le laissait entrevoir L’Usine Digitale ce mardi 22 octobre 2019, Softbank est bien parvenu à un accord avec Adam Neumann pour le rachat de WeWork en fin de journée. Le groupe japonais aurait accepté de débourser dix milliards de dollars pour prendre le contrôle de la start-up spécialisée dans la location de bureaux partagés (coworking). Une somme qui permettra selon toute vraisemblance à son fondateur de partir avec plusieurs centaines de millions de dollars. Softbank aurait obtenu d’Adam Neumann qu’il se retire du conseil d’administration de la maison-mère, The We Company.

 

L'opérateur télécoms historique du Japon, dont le premier chantier sera de retravailler le business model de l’entreprise pour éviter des suppressions de postes, fournira bien une enveloppe de crédit de cinq milliards de dollars pour renflouer les caisses de WeWork. Il prêtera 500 millions de dollars pour rembourser un crédit souscrit par cette dernière auprès de l'Américain JPMorgan Chase, également candidat au rachat, et accélérera le versement de 185 millions d’honoraires dont il est redevable. Il lancera, par ailleurs, une offre auprès des investisseurs et employés d’ici à la fin de l’année, portant sur environ trois milliards de dollars d’actions. Au terme des opérations, il devrait posséder 80 % des parts de la start-up… et en avoir, donc, le contrôle effectif.

 

 

 

WeWork est présente dans une trentaine de pays, dont la France, et une centaine de villes.

 

ADAM NEUMANN Relégué au rang d'OBSERVATEUR

Softbank va propulser l’un de ses lieutenants à la tête de l’entreprise. Le Bolivien Marcelo Claura, expérimenté, a déjà le succès du redressement de la filiale de services mobiles Sprint aux Etats-Unis à son actif. Le président-fondateur du groupe japonais, Masayoshi Son, a réitéré ses compliments à l’égard de WeWork. Par voie de communiqué, il a estimé qu’il "n’est pas rare que les principaux pionniers technologiques du monde soient confrontés à des problèmes de croissance similaires" à ceux rencontrés par la start-up. L’offre de son groupe a été privilégiée à celle de son concurrent JP Morgan Chase, qui prévoyait un plan de financement alternatif de 5 milliards de dollars.

 

Cet accord doit encore être soumis aux autres actionnaires. Interrogée par l’agence de presse Reuters, une source proche du dossier a avancé que "même écarté du conseil, Adam Neumann y conservera deux représentants". Selon les termes de l’accord, ce dernier pourrait devenir simple consultant sans droit de décision. AllBlue, actionnaire de la jeune pousse, estime qu’il s’agit d’une juste reconnaissance de "sa vision et de sa contribution à l’entreprise". Le cabinet de conseil ValueEdge Advisors se demande, en revanche, "pourquoi payer un type qui a mis la pagaille pour qu’il donne des conseils".

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