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A quoi sert le datalab de Pernod Ricard

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Cas d'école Le numéro un français des vins et spiritueux Pernod Ricard s’est doté d’un datalab pour accélérer la transformation digitale du groupe par la donnée. Utilisé d’abord dans le marketing et les ventes, le dispositif va être étendu à d’autres fonctions de l’entreprise.

A quoi sert le datalab de Pernod Ricard
A quoi sert le datalab de Pernod Ricard © Steffen Ramsaier - Flickr - CC

Pernod Ricard fait de la data le moteur de sa transformation digitale et business. C’est pourquoi le numéro un français des vins et spiritueux a créé, il y a deux ans, un datalab. Une initiative qui vise à centraliser le pilotage des projets big data dans les différentes entités de l’entreprise. Ce datalab vient d’être rebaptisé "Data in Motion".

 

Créer un langage commun

"Nous sommes un groupe fortement décentralisé, avec une multitude d’entités autonomes et de marques, explique Guibert Tchinde, Global Data Acceleration Leader. C'est important de créer en interne un langage commun." Pernod Ricard, qui compte 18 400 collaborateurs dans le monde et affiche un chiffre d’affaires de 8,5 milliards d’euros en 2015, se compose de 85 sociétés et 37 marques.

 

Le projet a été lancé en dehors du service informatique en direction des fonctions marketing et ventes avec trois objectifs : mesurer l’impact des compagnes marketing, optimiser le pilotage de ces activités et créer un langage commun en interne. "Notre philosophie est de vendre, non pas de l’alcool, mais des moments de convivialité et d’échange, note Guibert Tchinde. Nous voulons nous approprier la relation avec le client final. Car nous n’avons pas de contact direct avec lui."

 

repérer les signaux faibles

Le datalab s’appuie sur Data Science Studio, la plateforme big data de Dataiku, et l’outil Datorama de visualisation des indicateurs marketing. "Les gens du marketing ont à leur disposition une sorte de couteau suisse qui leur permet de voir des courbes d’évolution et de détecter les signaux faibles de leurs campagnes, estime Guibert Tchinde. C’est un avantage compétitif important pour le groupe."

 

Pernod Ricard a opté pour une solution légère en interne en se reposant pour le stockage et le traitement distribués de données sur le cloud public. Pour des questions de concurrence, Guibert Tchinde se garde bien d’indiquer le nom du prestataire cloud choisi, mais il y a de fortes chances à ce qu’il s’agisse d’Amazon Web Services.

 

Maîtriser la technologie

Outre la fédération des pratiques big data au sein du groupe, ce datalab vise aussi à maîtriser cette technologie. "Nous tenons à nous approprier la matière grise et à internaliser l’intelligence autour de l’utilisation des données, confie Guibert Tchinde. C’est aussi pour nous un moyen important de maitriser les délais des projets." Un délai fixé à dix semaines.

 

Le datalab compte aujourd’hui 23 personnes et le plan de développement prévoit de porter l’effectif à 30 personnes à la fin de 2016. Mais en incluant les utilisateurs du big data dans les ventes et le marketing, le nombre atteint une centaine de personnes. Le changement de nom s’inscrit dans l’objectif d’étendre le dispositif à d’autres fonctions de l’entreprise, à l’exception des fonctions "sanctuarisées" comme la finance, la paie ou les ressources humaines, qui, elles, dépendent du service informatique, rebaptisé "Business Solutions".

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