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Comment les grèves à la SNCF accélèrent la stratégie de diversification de Blablacar

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En pleine stratégie de diversification, Blablacar semble avoir trouvé un accélérateur avec les grèves à la SNCF. La start-up en profite pour proposer des bus sur sa plate-forme et tente d'accélérer sur le covoiturage domicile / travail avec BlaBlaLines.

Comment les grèves à la SNCF accélèrent la stratégie de diversification de Blablacar
Comment les grèves à la SNCF accélèrent la stratégie de diversification de Blablacar © Blablacar

Dans le sillon du lancement de "bus Blablacar" lors des premières journées de grève à la SNCF, la start-up spécialisée dans le covoiturage a annoncé mardi 24 avril un partenariat avec Ouibus. La filiale de la SNCF propose des places dans ses bus sur les journées de grève et les week-ends sur la plate-forme de covoiturage (sont concernées les lignes au départ de Paris et en direction de Lyon, Toulouse, Caen et Orléans). Avec cette offre, "Blablacar répond à une forte demande en respectant sa promesse d'un prix fixe", assure à L'Usine Digitale Nicolas Brusson, cofondateur de Blablacar. Le prix des billets proposés sur la plate-forme ne variant pas. En échange, Ouibus propose à ses clients une vingtaine de destinations supplémentaires en les renvoyant vers des trajets assurés par des covoitureurs Blablacar.

 

En bus ou en voiture : un même modèle économique

Si la grève a bousculé le planning de la start-up, Blablacar avait quelque part dans ses tiroirs cette idée d'ouvrir des lignes de bus. Sur les axes au départ de Paris et rejoignant Lille, Lyon et Rennes la société a rapidement eu "plus de demandes que d'offres", affirme Nicolas Brusson. C'est pourquoi ils ont "proposé aux sociétés d'autocars d'opérer des trajets à certaines heures et sur certaines lignes". A charge pour ces compagnies de publier les annonces lorsqu'elles le souhaitent. En car ou en voiture, c'est le même modèle économique.

 

Tous ces bus sont-ils remplis ? C'est "variable", répond Nicolas Brusson. "Le dimanche c'est souvent plein, mais les journées de semaine pas forcément", détaille-t-il. Quant à savoir si l'expérience va se poursuivre au-delà des grèves ? "On n'a pas encore le niveau de recul suffisant", déclare simplement le co-fondateur. Toutefois, la start-up pense déjà poursuivre cette expérience durant l'été, période de forte affluence pour la plate-forme.

 

Les grèves boostent BlaBlaLines

Ces journées de grève à la SNCF permettent d'accélérer la stratégie de diversification mise en place par Blablacar depuis quelques temps. Que ce soit au niveau du lancement temporaire de ce nouveau service de bus ou du développement de "BlaBlaLines", son offre de covoiturage domicile / travail généralisée à toute la France début 2018. Rapidement, au début des grèves à la SNCF, Blablacar a mis en place la gratuité sur ces journées pour les covoiturés. Si l'Île-de-France a pris à sa charge les trajets qui sont effectués à 50% dans la région, c'est BlaBlaCar qui finance les autres…

 

Stratégie payante pour l'instant puisque le service est "en train d'exploser depuis plusieurs semaines", affirme Nicolas Brusson. Chez Blalacar, tout le monde  espère que ces journées de grève vont permettre de donner un réel coup d'accélérateur à BlaBlaLines. La pionnière du covoiturage, qui avait déserté ce secteur du covoiturage domicile / travail, espère rattraper et devancer ses nombreux concurrents. C'est pourquoi la start-up a fait le choix de financer cette gratuité.

 

Blablacar toujours pas rentable

Quant à la question de la rentabilité de la start-up, elle est balayée par Nicolas Brusson. "Blablacar a effectué deux levées de fonds importantes en 2015 et 2016" lui rapportant respectivement 200 millions de dollars et 80 millions d'euros, rappelle le co-fondateur. De quoi laisser le temps à Blablacar de poursuivre sa stratégie de croissance avant de se pencher sur la profitabilité.

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