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Exo lève 40 millions de dollars pour sa technologie d’échographie miniature

Levée de fonds La jeune pousse californienne Exo prévoit de commercialiser sa technologie d’imagerie médicale miniature, destinée aux services d’urgence, dès le premier trimestre 2021.
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Exo lève 40 millions de dollars pour sa technologie d’échographie miniature
Exo lève 40 millions de dollars pour sa technologie d’échographie miniature © Exo

La start-up Exo, spécialisée l’imagerie médicale, a annoncé vendredi 21 août une levée de fonds de 40 millions de dollars en série B. Ces fonds complètent une précédente levée à hauteur de 35 millions de dollars en 2019 et portent le financement total de la société à près de 100 millions de dollars.

Mené par Fiscus Ventures, Reimagined Ventures et Action Potential Venture Capital, ce nouveau cycle de financement fait entrer les investisseurs TDK Ventures et Solasta Ventures aux côtés des soutiens historiques comme Intel Capital, Bold Capital, Creative Ventures ou encore Wanxiang Healthcare Investments.

Ce tour de table a pour objectif de financer la recherche et le développement de sa technologie d’imagerie haute résolution destinée aux appareils médicaux portables et sa plateforme logicielle basée sur le cloud. La commercialisation des dispositifs est prévue au premier trimestre 2021.

Améliorer la fiabilité des diagnostics des services d'urgence
La société fondée en 2015 et basée à Redwood City, en Californie, a mis au point un appareil à ultrasons portable destiné à simplifier les dispositifs d’imagerie médicale tels que l’échographie, utilisée pour analyser les tissus mous du corps humains (muscles, tendons, cartilage, ligaments…) via les ondes sonores. Exo s’appuie sur une technologie brevetée pMUT (Piezoelectric Micromachined Ultrasound Transducer), afin de fournir aux personnels soignant des outils dotés d'une qualité d'image haute résolution, ainsi qu’une suite logicielle permettant d’améliorer la fiabilité du diagnostic. La particularité d’Exo est de proposer une technologie conçue pour des appareils portatifs de petite taille.

Alors que la pandémie a accru la demande des structures hospitalières, Exo souhaite faciliter l’accès à cet outil de diagnostic, pourtant incontournable pour détecter de nombreuses pathologies, dans le cadre très spécifique de la médecine d'urgence. "Les médecins urgentistes du monde entier sont souvent chargés de résoudre certains problèmes de santé très rapidement  diagnostic et complications liées au Covid-19, urgences cardiaques, hémorragies internes  sans pouvoir ausculter un patient, ils n'ont que quelques minutes pour diagnostiquer et traiter", analyseSandeep Akkaraju, le dirigeant d’Exo.

Pour améliorer la prise en charge des patients, Exo souhaite donc doter ces personnels, qui sont en première ligne et qui exercent dans des conditions de travail complexes, d’un appareil leur permettant de "prendre des décisions médicales rapides, précises et souvent vitales".

Un marché convoité
Exo va également proposer des applications pour améliorer les process de la médecine d’urgence en capturant les données cliniquement pertinentes. Cette plateforme cloud est alimentée par des technologies d’intelligence artificielle. Exo vise également les personnels qui se rendent en intervention au domicile d’un patient par exemple, afin de gagner du temps en réalisant une échographie bien avant la prise en charge hospitalière. On pense également aux examens échographiques qui ponctuent le suivi des grossesses, et qui se déroulent dans la plupart des cas chez les praticiens ou à l'hôpital, et qui nécessitent le déplacement de la femme enceinte.

Malgré ses promesses, le succès de la technologie d’Exo n’est pas garanti. La start-up californienne ne précise pas le coût de l'équipement, et elle devra composer avec des acteurs déjà présents comme GE ou Butterfly qui a levé 250 millions de dollars en 2018 pour développer son appareil à ultrasons connecté à un smartphone. Pour convaincre, Exo met en avant son équipe pluridisciplinaire. Les collaborateurs sont issus de sociétés comme Apple, GE, Google, Johnson & Johnson, Maxim, Medtronic ou encore Siemens, et ont selon la société des compétences pointues en matière de capteurs, logiciels et technologies de miniaturisation.

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