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La Food tech européenne continue de grandir avec 9,5 milliards d'euros levés en 2021

Étude Le secteur de la Food tech continue de grandir en Europe. Les start-up y opérant ont levé 9,5 milliards d'euros en 2021, soit trois fois plus que l'année précédente. Le marché est largement porté par les jeunes pousses qui se concentrent sur la livraison de repas ou de courses à domicile, et notamment par la livraison ultra-rapide. Un domaine dans lequel de toutes nouvelles venues ont déjà levé des millions.
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La Food tech européenne continue de grandir avec 9,5 milliards d'euros levés en 2021
Les investissements dans les fermes urbaines augmentent alors que ce secteur était quasiment inexistant il y a peu. © Jungle

Avec 9,5 milliards d'euros injectés dans les start-up européennes de la Food tech en 2021, soit trois fois plus que l'année précédente, le secteur se porte bien. DigitalFoodLab, en partenariat avec Nestlé et Pinduoduo, a publié le 29 mars 2022 la 5ème édition de son rapport annuel sur l'état de la Food tech en Europe. Un secteur en plein essor.

13 licornes en Europe
Un total de 3540 start-up sont recensées, dont 48% ont levé des fonds depuis leur création. Depuis 2017, le nombre de start-up actives croit à un taux quasiment constant de 8%. Les investissements de plus d'un million d'euros ont augmenté de 59% en 2021 alors qu'ils étaient constants sur les années 2019 et 2020. Pour DigitalFoodLab cette donnée est un bon baromètre de la santé l'écosystème qui montre que le secteur continue à croître en taille.

13 licornes de la Food tech en Europe sont recensées, soit deux fois plus qu'au début de l'année 2021, et 7 d'entre-elles ont décroché ce statut en 2021. Ont accédé à ce statut des start-up comme Gorillas, Flink, Infarm ou encore Swile. DigitalFoodLab ajoute avoir identifié 10 à 20 start-up qui peuvent devenir des licornes dans les deux prochaines années (comme Mathem, Ynsect ou Zapp). A noter les deux introductions en bourse de Deliveroo et Oatly. Ainsi que les "exits" de deux autres start-up prometteuses qui ont vu un actionnaire majoritaire reprendre les commandes (Glovo et Wolt).

La Food tech est portée par la livraison
Au total 6 secteurs sont identifiés : AgTech, livraison, Food Science, Supply Chain, Food services et Consumer Tech. Mais la Food Tech est très largement porté par la livraison de courses et de repas, qui accapare 67% des montants levés dans le secteur. L'année écoulée a notamment vue se développer de nombreuses start-up dans le quick commerce, ou la livraison ultra-rapide de courses à domicile, qui ont levé des sommes considérables. Par exemple, la start-up allemande Gorillas a déjà reçu 1,2 milliard d'euros alors qu'elle a été fondée en 2020.

Au-delà de la livraison, l'étude met en lumière "une croissance soutenue des montants investis sur la transformation". Concrètement, les nouveaux produits alimentaires séduisent de plus en plus les investisseurs, comme les recherches autour des alternatives aux protéines. Et les aliments pour animaux de compagnie pourraient aussi devenir un marché important pour les start-up gravitant autour de l'utilisation des insectes.

De même, les investissements dans les fermes urbaines augmentent alors que ce secteur était inexistant il y a quelques années. Toutefois, d'autres secteurs, comme celui de la robotique agricole, peinent toujours à séduire les investisseurs.

La France, un écosystème à part
A la différence de l'Allemagne et du Royaume-Uni, largement portés par les start-up dans la livraison, la France à un écosystème tourné vers d'autres préoccupations. L'AgTech semble tout particulièrement séduire et plus particulièrement la recherche autour de l'utilisation des insectes dans l'alimentation animale puisque trois des leaders sont français. De même, DigitalFoodLab note "des investissements très forts sur la numérisation du paiement en restauration avec des start-up 'quasi-fintech' comme Swile et Sunday."

Côté livraisons, l'étude note les levées de 40 et 25 millions d'euros de Cajoo et la Belle Vie. Mais "les investissements dans les restaurants virtuels (Not So Dark, Taster…) expliquent la croissance du delivery", glisse DigitalFoodLab.

L'Allemagne, largement en tête
Au niveau de l'écosystème mondial, la Food tech européenne accapare 20% des fonds levés (contre 12% l'année précédente).  Au sein de l'Europe, certains pays ressortent clairement puisque 53% des investissements sont réalisés en Allemagne, au Royaume-Uni et en France. L'Allemagne est largement en tête (31%). Suivent le Royaume-Uni (12%), la France (10%) et les Pays-Bas (9%). Au-delà des pays, une dizaine de villes semblent tout particulièrement attractives puisqu'elles attirent 75% des investissements : Berlin, Londres, Stockholm, Paris, Amsterdam, Copenhague, Helsinki, Dublin, Tallinn et Barcelone.

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