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Le nouveau DRH d’Orange précise sa feuille de route

Lors d'une rencontre avec la presse, le DRH d'Orange, Jérôme Barré est revenu sur l'accord ajourné sur la transformation numérique. Il a indiqué les points ouverts à la discussion, qui devrait se terminer d'ici à septembre. Il en a profité pour faire le point sur les négociations en cours mais aussi sur l'actualité RH du groupe, qui va prochainement annoncer sa nouvelle promesse employeur. 
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Le nouveau DRH d’Orange précise sa feuille de route
Jérôme Barré est le DRH du groupe depuis le 1er mars 2016. © © Etienne Jeanneret / ABACA pour Orange

Rouvrir les négociations avec les organisations sociales à propos de l’accord sur la transformation numérique ne pose pas de problème à Jérôme Barré, le DRH du groupe depuis le 1er mars. Ce fin connaisseur du groupe a participé à l’apaisement de la situation sociale au tournant des années 2010 et il en est persuadé : le dialogue est essentiel, mieux vaut avoir quelques mois de plus que de ne pas trouver d’accord avec les organisations sociales.

 

Il met ainsi en avant les signaux traduisant la qualité du dialogue social chez Orange. Ainsi, il indique que moins de 1 % des personnels d’Orange est actuellement en grève. De même, le premier accord qu’il a négocié avec les syndicats, les négociations annuelles obligatoires, a été signé par les organisations concernées.

 

Une négociation longue en raison de la complexité Du droit 

D’autant qu’il explique la spécificité d’un éventuel accord : "Orange serait le premier groupe à signer un accord sur ces sujets. Nos partenaires sont donc très attentifs au contenu du texte car ce sera une sorte de précédent." Et il se félicite des nouvelles discussions qui sont en cours, les qualifiant de "très constructives".

 

Elles portent sur les points suivants :

 

Données personnelles

-        La question des données personnelles. Le DRH insiste sur la complexité juridique de cette question, évoquant par exemple le terme de "motif légitime", difficile à mettre en œuvre. Comme souvent dans le numérique, il y a les possibilités ouvertes par la technologie, et la façon dont on les accompagne. D’où la préoccupation à propos des pratiques managériales. Certaines organisations syndicales craignent, selon le DRH, que les données deviennent un outil de contrôle. Jérôme Barré a ainsi rappelé que le réseau social d’entreprise ne peut en aucun cas être un outil de surveillance. Sur ces questions, la mise en place d’une commission de suivi ouverte à toutes les organisations syndicales qu’elles aient ou non signé l’accord, devrait aider à mettre les nécessaires garde-fous.

 

Droit à la déconnexion

-        Le droit à la déconnexion reste aussi un sujet de discussion. La DRH estime que le droit à la déconnexion ne peut pas être une obligation, mais qu’en revanche chacun doit pouvoir avoir le droit de ne pas répondre en dehors des heures. C’est donc cette possibilité qu’il faut pouvoir écrire dans un accord accepté par tous. La difficulté pour certaines organisations syndicales d’accepter de ce fait de signer un accord qui dit "je fais confiance à la partie managériale" pour réguler les usages, décrypte en substance le DRH.

 

Pour qui sont ces gains de productivité ?

-        Dernier sujet en discussion : la répartition des gains de productivité permis par la transformation digitale. Certaines organisations syndicales, rapporte toujours le DRH, estiment que la numérisation concerne les tâches simples, de sorte que les personnels restants devront traiter des tâches plus complexes. Le DRH n’a pas voulu explicité les voies qui pourraient être mises en place pour le partage des gains de productivité. Il a esquissé la piste d’un accompagnement des salariés pour qu’ils acquièrent davantage d’autonomie pour faire face à cette complexité croissante.

 

Le DRH a également déroulé le reste de sa feuille de route :

 

reconnaissance des salariés

Au vue des enjeux et de la complexité juridique des questions, les trois mois supplémentaires nécessaires ne paraissent excessives à Jérôme Barré. Si la négociation aboutit en septembre, le DRH continuera les multiples négociations. Des discussions sont actuellement en cours sur l’évaluation de la charge de travail. Et direction et organisations syndicales viennent d’ouvrir une négociation sur la reconnaissance des salariés dans le groupe.

 

promesse employeur

Par ailleurs, le DRH a travaillé sur d’autres sujets qui ne ressortent pas de la négociation collective. Il a indiqué qu’il allait très prochainement (fin juin) faire connaître la nouvelle promesse employeur d’Orange. C’est une première, ce sera une promesse mondiale. Ce travail a été réalisé notamment grâce à des ateliers qui ont mobilisé 1000 salariés du groupe, s’est félicité Jérôme Barré. "L’objectif est de réussir à personnaliser la relation qu’Orange a avec chaque salarié ", a-t-il résumé. Cela doit se faire en accord avec les objectifs du plan stratégique de l’entreprise pour 2020 qui met l’expérience client au centre de la stratégie et entend faire d’Orange une employeur digital et humain.

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