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[NRF 2020] Walmart va déployer les robots de Bossa Nova Robotics dans 1000 magasins d'ici cet été

Vidéo Walmart a commencé à déployer les robots de la start-up Bossa Nova Robotics dès octobre 2017. Ceux-ci arpentent les rayons des magasins pour en faire l'inventaire et détecter d'éventuelles anomalies. Deux ans après les premières mises en service, le géant du retail américain compte étendre le dispositif pour équiper 1000 magasins d'ici l'été. En parallèle, Bossa Nova Robotics vise désormais l'international.
mis à jour le 13 janvier 2020 à 18H00
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Walmart va déployer les robots de Bossa Nova Robotics dans 1000 magasins d'ici cet été
Fabriqué par l'entreprise Bossa Nova Robotics, ce robot inventaire a pour mission d'analyser les rayons d'un magasin pour détecter toutes sortes d'anomalies. © Aude Chardenon

Mise à jour 13 le janvier 2020 : A l'occasion du salon NRF 2020 qui se tient actuellement à New York City, Bossa Nova Robotics annonce le déploiement de ses robots dans 1000 magasins Walmart d'ici à la fin de l'été 2020. L'entreprise compte aussi accélérer à l'international, et pourrait entamer des discussions avec les retailers français durant l'évènement.

 

Article original : En octobre 2017, Walmart officialisait le déploiement de robots inventaires dans plus de 50 de ses magasins aux Etats-Unis. Quatre mois plus tard, la MIT Technology Review rapporte que cette brigade de robots a déjà parcouru plus de 2000 miles, soit environ 3220 km, en sillonnant les rayons des supermarchés.

 

Hauts de 60 cm, ces robots sont dotés de caméras et de capteurs leur permettant de lire les étiquettes RFID, les codes-barres (grâce à un partenariat avec Digimarc) et de faire de la reconnaissance d’images. Leur mission ? Analyser les rayons d'un magasin pour détecter toutes sortes d'anomalies (une rupture linéaire, une erreur de prix, un mauvais étiquetage, un produit mal placé, etc.) et alerter les équipes. Un moyen indirect d'augmenter les ventes d'un supermarché en limitant les manques à gagner provoqués par ces irrégularités.

 

78 millions de produits scannés

Selon John Crecelius, vice-président de Walmart en charge de l'innovation, ces robots scannent les produits alimentaires et les consommables trois fois par jour. Au total, depuis leur déploiement, les robots auraient ainsi scanné quelque 78 millions d'items. Cela représenterait environ 13 000 scans par jour et par robot.

 

Le numéro un mondial de la grande distribution prévoit de continuer à collecter ces données avant d'envisager une extension de son programme. D'après le constructeur de robot, l'entreprise Bossa Nova Robotics, la réaction des clients en magasin reste mitigée. Certains seraient particulièrement intrigués, mais au moins 50% les ignoreraient complètement.

 

Laurent Desegur, VP Front End Engineering et Mobile de Walmart Labs, se veut rassurant : "Ces robots n’ont pas pour objectif de remplacer des jobs. Les gens vont faire autre chose", a-t-il indiqué à L'Usine Digitale à l'occasion du NRF 2018. Et d'ajouter : "L'avantage est d'ôter cette corvée aux responsables de rayons et de gagner du temps. Cela offre la possibilité d’avoir un inventaire quasiment en temps réel dans les magasins, de voir où sont les objets qui se vendent le plus, de vérifier l’inventaire et les prix, et ainsi de produire un état des lieux des rayons beaucoup plus rapidement."
 

Démonstration des robots Bossa Nova en vidéo

 

Bossa Nova Robotics : un virage vers le retail en 2013

De son côté, Bossa Nova Robotics compte bien déployer son robot à d'autres enseignes du retail.  "Le marché est énorme", nous confie Catherine de Villeneuve, directrice des opérations de la start-up. "Après s'être lancée il y a une dizaine d'années avec un petit jouet, la société a effectué un vrai virage en 2013 pour se lancer dans le retail"'. Et cela semble convaincre les investisseurs. Bossa Nova Robotics a annoncé un tour de table de 17,5 millions de dollars en novembre 2017, notamment auprès d'Intel Capital, de WRV Capital, de Lucas Venture Group et de Cota Capital, ce qui porte le montant total des fonds levés à 41,7 millions de dollars. Fin 2017, l'entreprise employait 89 personnes. Un chiffre qu'elle compte faire progresser d'au moins 30% avec cette dernière levée de fonds.

 

Si le concept est séduisant, il n'est cependant pas appliquable à tout type de magasins. "Il faut des allées standardisées, nous explique Régis Schultz, président de Monoprix. Le parc de magasins Monoprix étant tellement hétérogène que c'est compliqué à mettre en place. J'ai peu d’enjeux par rapport à ça". Pour sa part, le patron de Monoprix croit "plus aux étiquettes électroniques".

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