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Nvidia présente Orin, une puce pour la conduite autonome qui intégrera des véhicules de série en 2022

Nvidia en dévoile un peu plus sur sa nouvelle plate-forme Drive AGX Orin. Il promet une vitesse de calcul de 200 TOPS, soit près de 7 fois plus que sa précédente puce, baptisée Xavier. Nvidia précise qu'Orin pourra intégrer des véhicules de série dès 2022.
mis à jour le 19 décembre 2019 à 17H00
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Nvidia présente Orin, une puce pour la conduite autonome qui intégrera des véhicules de série en 2022
Nvidia présente Orin, une puce pour la conduite autonome qui intégrera des véhicules de série en 2022 © Nvidia

A l'occasion de la GPU Technology Conference qui s'est tenu à Suzhou (Chine) du 16 au 19 décembre, le cofondateur et CEO de Nvidia Jensen Huang a donné quelques caractéristiques de sa nouvelle plate-forme Drive AGX Orin, qui est destinée aux véhicules autonomes et contient un nouveau SoC (System-on-Chip) baptisé Orin. L'existence d'Orin avait été révélée en mars 2018 lors d'une précédente GTC.

 

200 TOPS sur une seule puce

Orin, qui est le résultat de quatre ans de R&D, contient 17 milliards de transistors. Ce SoC intègre la nouvelle génération de GPU développé par Nvidia, des CPU ARM Hercules ainsi que de nouveaux accélérateurs pour l'apprentissage profond et la vision par ordinateur. Il aura une capacité de 200 TOPS (trillion operations per second), selon Nvidia. Cela équivaut à près de 7 fois la puissance de sa précédente génération de puce, baptisée Xavier, dont la puissance est de 30 TOPS.

 

Pour rappel, Drive AGX Pegasus, annoncé en octobre 2017, développe 320 TOPS. Mais, pour y parvenir, il combine deux puces Xavier et deux GPUs de pointe Turing. Orin fait presque aussi bien dans une seule puce, ce qui le rend industrialisable là où Pegasus était surtout une plate-forme de R&D pour les constructeurs automobiles.

 

Orin sera disponible dans des configurations pour des systèmes de conduite allant du niveau 2 au niveau 5 selon Nvidia, qui précise vouloir l'intégrer à des véhicules de production à partir de 2022. Elle pourra assurer à la fois les fonctions liées à la conduite autonome, mais aussi celles ayant trait à l'assistance vocale ou au monitoring du conducteur. Nvidia cherche à s'imposer sur le juteux marché de la conduite autonome depuis déjà plusieurs années et y a remporté de nombreux contrats. Mais le vrai enjeu est celui de l'industrialisation, et l'Américain y fait face à d'autres acteurs de poids, dont notamment Intel Mobileye.

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