Actualité web & High tech sur Usine Digitale

Recevez chaque jour toute l'actualité du numérique

x

Pourquoi Atos introduit sa filiale d’e-paiement Worldline en bourse

Après avoir filialisé son activité de paiements électroniques au sein de la société Worldline, Atos se prépare à l’introduire en bourse. Une opération censée lui assurer son développement sur un marché en plein bouleversement par le numérique.
Twitter Facebook Linkedin Flipboard Email
×

Pourquoi Atos introduit sa filiale d’e-paiement Worldline en bourse
Pourquoi Atos introduit sa filiale d’e-paiement Worldline en bourse © D.R.

C’est un aboutissement logique. Un an après avoir regroupé ses activités de paiement électronique au sein de Wordline, Atos va introduire cette filiale à la bourse de Paris. L’opération, prévue en juin 2014, devrait lui rapporter 150 millions d’euros de cash net. De quoi financer le développement de la société à la fois à l’international et sur les segments en plein boom du numérique.

Avec 7200 collaborateurs dans 17 pays et un chiffre d’affaires de 1135 millions d’euros en 2013, Worldline revendique la place de leader des services de paiement électronique en Europe, devant le danois NETS (crédité par Natixis d’un chiffre d’affaires de 800 millions d’euros dans ce domaine), l’américain First Data (700 millions d’euros), le britannique WorldPay (700 millions d’euros), le suisse Concardis (415 millions d’euros) ou encore le français Ingenico (412 millions d’euros). Il offre ses services aux banques, aux marchands, aux gouvernements et aux entreprises comme les opérateurs de transport. Ses services vont de la gestion de parc de terminaux de paiement au traitement des transactions, en passant par l’émission de tickets électroniques.

Consolider une position de leader

Thierry Breton, PDG d’Atos, veut consolider cette position avec l’ambition d’une croissance organique de 5 à 7% en moyenne par an sur la période 2014-2017, contre une progression de 2,5% en 2013 et de 0,8% au premier trimestre 2014. Pour cela, il mise sur les opportunités offertes par la transformation numérique du secteur. Le contexte est particulièrement favorable.

Selon le cabinet AT Kearney, les transactions électroniques devraient générer en Europe 50 milliards d’euros de revenus en 2015 et 65 milliards d’euros en 2020. La tendance à la sous-traitance par les banques des opérations de traitement des transactions, combinée au développement des paiements en ligne et sur mobile, ouvre toujours davantage le marché aux prestataires non bancaires comme Worldline.

Profiter du boom numérique

Pour profiter de ces opportunités, Wordline a besoin d’investir, non seulement dans l’expansion de son réseau commercial, mais aussi dans sa plate-forme technique de traitement des transactions électroniques. Baptisée WIPE, cette plate-forme dispose de 15 000 serveurs et d’une capacité de stockage de données de 10 pétaoctets. En Europe, elle traite plus de 800 transactions par seconde. Sur la période 2007-2013, elle a bénéficié de 120 millions d’euros d’investissement. Auquel devraient s’ajouter 50 millions d’euros sur la période 2014-2017. Financer cet effort est justement l’un des objectifs de l’introduction en bourse.

Atos ne compte pas pour autant sortir complètement de l’affaire. Du moins pour le moment. Après la vente de 245 millions d’euros d’actions, il devrait conserver 70 à 75% du contrôle de Worldline.

Ridha Loukil

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

 
media
Suivez-nous Suivre l'Usine Digitale sur twitter Suivre l'Usine Digitale sur facebook Suivre l'Usine Digitale sur Linked In RSS Usine Digitale