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Un trimaran autonome prévoit de traverser l'Atlantique en 2022

Le Mayflower, un trimaran sans capitaine ni équipage, s'attaquera à la traversée de l'Atlantique au printemps prochain. Sa mission : la recherche scientifique.
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Un trimaran autonome prévoit de traverser l'Atlantique en 2022
Un trimaran autonome prévoit de traverser l'Atlantique en 2022 © IBM

La première traversée de l'Atlantique en navire complètement autonome aura-t-elle lieu en 2022 ? C'est ce qu'espère Promare, une organisation à but non lucratif créée en 2001 pour promouvoir l'exploration et la recherche archéologique en mer.

Elle a conçu un trimaran hybride, baptisé Mayflower Autonomous Ship (MAS), qui doit effectuer ce voyage au printemps prochain. Outre la démonstration de force, le bateau embarquera des instruments de mesure destinés à la recherche.

Un bijou de technologie
Le trimaran, dont le développement a coûté 1,2 millions de dollars, aurait dû prendre le large en 2020, mais le Covid-19 en a décidé autrement. En juin 2021, une première tentative s'est soldée par un échec seulement trois jours après son départ de Plymouth en Angleterre à la suite d'une casse de tuyau d'échappement.

Le MAS, construit en aluminium, mesure 15 mètres de long. Il est propulsé par un moteur hybride diesel et électrique et fonctionne également à l'énergie solaire. Le bateau est équipé de six caméras reliées à un système de vision par ordinateur, de 30 capteurs (radar, GPS, contrôle d'attitude, détection de la profondeur du fond, accéléromètre…) et de 15 ordinateurs monocartes Raspberry Pi.

Le principal partenaire technologique du projet, IBM, fournit la partie logicielle permettant de prendre les décisions opérationnelles ainsi que les applications de gestion des capteurs et équipements connectés présents à bord, qui permettent au MAS de fonctionner sans avoir à se connecter au réseau à terre.
 


Un défi pour les systèmes de vision par ordinateur
Les difficultés d'un tel navire autonome résident dans la capacité de ses systèmes à bien identifier son environnement (bouées, bateaux, débris flottants…), quelles que soient les conditions météo et les vagues. Pour cela, il utilise un algorithme de vision par ordinateur qui a été entrainé avec des millions d'images.

Les projets de recherche qui seront menés pendant la traversée sont de trois ordres, nous apprend Fortune : l'enregistrement du chant des baleines, la composition chimique de l'eau (qui sera relevée toutes les 15 minutes), et le calcul prédictif de l'énergie portée par les vagues (qui croisera les données des capteurs et de la vidéo).

Les navires autonomes constituent l'une des pistes d'avenir pour la recherche marine, dans la mesure où ils peuvent passer des mois en mer sans avoir à se préoccuper de la vie des hommes à bord dans un environnement hostile, et pour un coût plus faible.

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