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Yespark, acteur majeur de la location de parking, se renforce en rachetant Parking Facile

mis à jour le 28 juin 2018 à 11H05
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Yespark, la jeune pousse qui loue les places de parking pour lesquelles les bailleurs sociaux n'ont pas trouvé preneur, annonce ce jeudi 28 jeudi juin 2018 l'acquisition de Parking Facile pour un montant non précisé. Yespark, qui n'a effectué aucune levée de fonds depuis sa création en 2014, renforce ainsi son positionnement.  

Yespark, acteur majeur de la location de parking, se renforce en rachetant Parking Facile
Yespark, acteur majeur de la location de parking, se renforce en rachetant Parking Facile © Yespark/DR

Yespark annonce, ce jeudi 28 juin, l'acquisition de Parking Facile, pour un montant non précisé. La start-up explique dans un communiqué de presse réaliser ainsi sa "première opération de croissance externe dans l'écosystème des start-up du stationnement", et ce alors même qu'elle n'a réalisé aucune levée de fonds depuis sa création en 2014.

 

Pour le loueur de parking Yespark, l'aventure a débuté avec 25 000 euros grâce au prix les 101 projets remporté à la fin de l'année 2013. Les premières Yesbox, ces petites boîtes qui permettent l'ouverture de la porte du parking via un smartphone, sont installées dès le printemps 2014. En quatre ans, Yespark est passée de 15 à 800 parkings et se targue d'avoir plus de 20 000 places de parking dans plus de 300 villes auxquelles viennent désormais s'ajouter les 200 parkings répartis dans 70 villes de la jeune pousse bordelaise Parking Facile.
 

Un processus de location simple

Les cofondateurs sont partis d'un constat simple : "Avec une place de parking sur trois de vide, les plus gros bailleurs sociaux perdent 10 millions d'euros sur l'année", déclare Thibaut Chary, cofondateur et président de Yespark. Ils sont donc allés à leur rencontre avec une idée en tête : les convaincre de les laisser louer leurs places de parking vides. Et ils ont su convaincre. "Yespark travaille aujourd'hui avec 130 des 150 plus gros bailleurs sociaux", annonce-t-il.

Pour réussir, Yespark a simplifié le processus de location. Terminé la caution, les pièces justificatives ou autre visite préalable. Plus besoin non plus de récupérer un badge pour accéder au parking avec l'installation des Yesbox. Les automobilistes reçoivent un code sur leur application mobile. Seule condition : la place doit être louée au mois.

 

Un business model qui marche

Les Yesbox permettent de communiquer avec le smartphone. Pour accéder au parking, il faut être à jour de ses paiements et y avoir loué une place. Contrairement à une location avec des badges, Yespark a la vision en temps réel de qui entre et sort et peut désactiver à tout moment les droits d'accès d'une personne. Thibaut Chary balaye donc les problèmes de sécurité : "On peut retirer l'accès d'un parking à tout moment, et si quelqu'un veut vraiment y entrer, il est plus simple de suivre un automobiliste allant dans ce parking plutôt que de hacker notre système", précise-t-il pragmatique.

Mais Yespark, c'est avant tout un business model qui semble fonctionner. La jeune pousse se rémunère en prenant une commission sur le prix de la location qui est fixée par le propriétaire. Par exemple, la location d'une place de parking varie entre 70 à 180 euros dans Paris intramuros et se situe en moyenne à 65 euros dans toute la France.

Depuis le départ, la jeune pousse génère "un chiffre d'affaires suffisant", assure Thibaut Chary. Yespark n'a effectué "aucune levée de fonds au sens classique", précise-t-il. "Seulement quelques personnes morales et physiques sont entrées au capital de la start-up", ajoute-t-il évasif. Le chiffre d'affaires de Yespark a été multiplié par deux et demi en 2017 et la jeune pousse espère à nouveau le multiplier par deux cette année. S'il ne souhaite pas communiquer sur le nombre d'utilisateurs, Thibaut Chary précise que la courbe suit celle de leur chiffre d'affaires et qu'ils en ont suffisamment pour "qu'une personne entre ou sorte d'un de leur parking loué toutes les dix secondes". Espérant continuer sa croissance, Yespark se rêve déjà d'un futur européen.

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